L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
: Plaidoyers pour la qualité des produits alimentaires

La recherche du mieux-être et de la santé humaine passe impérativement par la qualité des produits alimentaires et nutritionnels mis à disposition des consommateurs. Fort de cette réalité qui, semble-t-il, s’imposer à tous, la Fao et l’Oms auxquels s’associe le gouvernement béninois s’investissent dans la recherche permanente de la qualité des produits alimentaires et la sensibilisation des différents acteurs intervenant dans le secteur agraire.
Par : Serge-David ZOUEME
L’atelier régional Fao/Oms sur l’approche à l’analyse des risques à travers les problématiques liées aux mycotoxines tenu à Accra le 23 février 2009 et la 18ème session du comité Fao/Oms de coordination pour l’Afrique en ont largement fait cas. La production agricole intensive qui, dans les pays du Sud, reste encore un moyen efficace pour lutter contre la faim et la crise alimentaire doit, incontestablement, s’arrimer à une véritable politique de recherche de la qualité des produits. Il s’agira pour les prochaines années à venir de mettre un accent tout aussi particulier sur la qualité de ce qui est produit afin d’épargner les consommateurs des risques de maladies liées aux mycotoxines. A la cérémonie de restitution des travaux de l’atelier régional Fao/Oms et de la 18ème session du comité Fao/Oms de coordination pour l’Afrique, hier mardi, à la salle Vip de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), les différentes structures et personnes ressources associées au projet d’Appui aux systèmes d’informations sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, Stdf 127, ont insisté, dans leurs argumentaires, sur la nécessité de la qualité des produits mis à disposition des consommateurs. Une contrainte répondant aux normes internationales qui, hélas, n’est pas encore comprise du grand monde. D’où l’importance de ce projet dont l’objectif majeur est de sensibiliser tous les acteurs du système agraire béninois afin qu’ils orientent davantage leurs efforts dans le sens de la recherche de la qualité des produits. Pour le représentant de la Fao, la question de l’alimentation dépasse aujourd’hui les réalités du monde agricole. Il importe alors de réagir énergiquement. Ceci passe par la restitution à tous les acteurs impliqués dans le mécanisme alimentaire, des nouvelles contraintes qualités-prix telles que recommandées par le marché international. Quant au représentant du ministre de l’agriculture, il se réjouit du rôle prépondérant que jouent les organisations internationales dans la recherche des valeurs nutritionnelles. Le gouvernement béninois travaillerait dans le même sens en envisageant la création d’un Haut conseil de l’alimentation et de la nutrition dont le décret a été pris depuis peu. Plusieurs activités ont eu lieu dans le cadre de la restitution à l’instar des débats ouverts pour recueillir les avis et propositions des participants.