L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Depuis le dimanche 10 mai, le stade René Pleven de Cotonou abrite la deuxième édition du tournoi de l’Amitié. Le nombre d’équipes participant, la tenue effective des rencontres, l’engagement physique des joueurs sur le terrain et l’engouement du public justifient à plus d’un titre la tenue de cette compétition.
Par : Sosthène SEFLIMI
14 clubs de D1 et 6 clubs de D2 se sont formellement inscrits et participent à la 2ème édition du tournoi de l’Amitié. Quentin Didavi, le Directeur de la compétition a exigé des responsables de clubs, la signature d’une lettre d’engagement en bonne et due forme, en dehors des 20 000 Francs CFA payés au titre de la quote part. Ces conditions ont été établies selon le Directeur de la compétition pour éviter des cas de volte-face de dernière minute. Tous les clubs ont effectivement satisfait à ces exigences et participent à la compétition. Le nombre total de clubs qui prennent part à ce tournoi reflète le grand besoin de compétir qui rongent les acteurs du football béninois alors que les responsables continuent de s’empêtrer à ne plus en finir dans des règlements de litiges et autres imbroglios administratifs. Le dimanche 10 mai et le lundi 11 mai 2009, les six rencontres qui ont été jouées ont été de grands engagements physiques. Les joueurs en voulaient tous sur le terrain. Leurs conditions physiques n’étaient pas au top mais leurs volontés à compétir étaient visiblement palpables. Le public qui a aussi rompu avec les stades depuis plusieurs mois, faute de compétitions en a eu pour son compte. La tribune couverte du stade René Pleven d’Akpakpa n’a pas désempli lors des deux premières journées de la compétition. Avec 13 buts marqués en 6 matches soit une moyenne de plus de 2 buts par match, le tournoi de l’Amitié est en train de tenir ses promesses. Cette compétition, en définitive, constitue une épée de Damoclès qui plane au dessus de tous les décideurs du milieu footballistique béninois notamment de la commission d’appel ad hoc indépendante.