L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
: Quelle chance pour le plaidoyer de Sèhouéto ?

Rebondissement dans le vote de la loi sur la Lépi. A la faveur d’une déclaration orientée, l’honorable Lazare Sèhouéto de l’alliance Force Clé et ses pairs politiques ont demandé au Chef de l’Etat, le président Thomas Boni Yayi, une deuxième lecture de ladite loi qui serait votée contre les principes démocratiques. Une doléance qui aurait du mal à se concrétiser.
Par : Arsène Amètoyona
Jusqu’où iront Lazare Sèhouéto et ses pairs de l’alliance Force Clé ? Alors que l’opinion se réjouit encore de l’exploit des députés en votant après moult tractations et atermoiements la Lépi, ils viennent d’afficher ouvertement leur désapprobation. A la faveur d’une déclaration rendue publique, le bureau politique de Force Clé a estimé que la Liste électorale permanente informatisée telle que votée est de nature à conduire le Bénin dans le gouffre. L’aspiration du peuple à faire des avancées qualitatives qui sauvegardent la démocratie béninoise serait une fois encore piégée et dévoyée. Il serait pour le vote d’une Lépi issue d’un consensus entre les acteurs et non d’une Lépi obtenue de force, par la corruption de certains députés et des manœuvres malsaines ; une Lépi qu’on peut mettre en place pour organiser les élections de 2011 au moins et non un ornement pour se donner bonne conscience. Cet argumentaire de Lazare Sèhouéto et des siens apparaît comme une conspiration contre le peuple qu’ils tendraient de défendre. Qu’il vous souvienne qu’à l’entame du processus, ils ont fortement exprimé leur vœu de voir voter la loi sur la Lépi. Ils se sont activement engagés pour la prise d’une telle loi qui constituerait, selon leur propre déclaration, une avancée majeure pour la démocratie béninoise. On s’étonne alors qu’ils se dressent contre les différentes dispositions inscrites pour la réalisation de cette liste. Ils dénoncent le fait qu’on est retenu un délai de 90 jours pour recenser et enregistrer les citoyens susceptibles de voter. Une autre incompréhension. Conformément aux recommandations formulées par le comité des experts installé par le chef de l’Etat pour étudier la faisabilité de la Lépi, le mois de mars est retenu comme délai butoir pour amorcer la procédure. C’est dire alors que les honorables députés sont déjà en retard sur le vote de la loi. D’autres incongruités ont été abordées dans la déclaration par le bureau politique de Force Clé. On doute fort que le chef de l’Etat réponde favorablement à cette requête de Lazare Sèhouéto et des siens.