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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Football - Ligue des champions - Demi-finale retour

: M.U. au pays des merveilles

Une nouvelle fois, Manchester United a été très supérieure à Arsenal (3-1) et a validé son billet pour la finale de Rome (27 mai). C’est la première fois depuis douze ans qu’un tenant du titre enchaîne deux finales.

Manchester United disputera sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive, le 27 mai à Rome, grâce à sa très nette victoire sur la pelouse d’Arsenal, mardi (3-1), en demi-finale retour. Comme à l’aller, l’équipe de Sir Alex Ferguson a surclassé la génération montante d’Arsène Wenger, quoique d’une façon plus vicieuse encore. A Old Trafford (1-0), MU avait empêché Arsenal de jouer et s’était heurté à un Almunia exceptionnel. A l’Emirates, l’équipe londonienne a mis beaucoup de rythme dans les sept premières minutes, donnant l’impression d’un possible bras de fer. Deux buts de Park, le titulaire surprise (8e) et de Cristiano Ronaldo sur coup franc de presque quarante mètres (11e), ont très vite créé les conditions d’un match sans enjeu. Comme des cracks, les tenants du titre ont endigué sans souci les tentatives londoniennes de sauver l’honneur. Dominés dans la possession du ballon (55-45%), ils se sont procurés, de loin, les meilleures opportunités, plus nombreuses (dix tirs cadrés contre cinq). Un contre d’école ponctué par Ronaldo (61e) a fini de disloquer l’habituelle solidité d’Arsenal à domicile. Les Gunners sont décidément allergiques aux duels fratricides. Leur dernière défaite européenne à domicile remontait à 2004 contre Chelsea (1-2). Jamais ils n’ont battu d’autre club anglais dans une compétition continentale.

Evra : « Onze hommes contre onze enfants »

Le niveau atteint par Manchester United au cours de ces demi-finales, proprement stupéfiant de maîtrise, tranche avec celui des tours précédents. Par rapport à son quart de finale contre Porto, notamment (2-2, 1-0), l’équipe de Ferguson a fait un bon en avant remarquable, qui est en partie d’ordre physique. Comme si c’était possible, l’équipe mancunienne a encore approfondi le bel équilibre entre explosivité offensive et grande rigueur défensive qui lui avait permis d’aller au bout en 2008. Deux finales consécutives, c’est en soi une performance exceptionnelle à l’époque moderne. Cela n’était plus arrivé depuis 2000 et 2001 avec le FC Valence, qui les avait perdues. Plus concrètement, aucun tenant du titre, depuis la Juventus de 1996 et 1997, n’avait réussi à obtenir le droit de conserver son trophée. Pour MU, tout aurait été parfait sans l’expulsion de Darren Fletcher à la 75e, le coup de tonnerre qui a presque gâché la soirée d’Alex Ferguson. Auteur d’un croc en jambe par derrière sur Fabregas filant au but, l’Ecossais sera suspendu pour la finale. Il était l’un des pions essentiels du 4-3-3 construit par Ferguson ce printemps. Le penalty transformé par Van Persie (76e) a rendu l’humiliation moins dure pour Arsenal (1-3). « C’était difficile pour eux, a relevé Patrice Evra avec franchise sur Canal+. On avait beaucoup plus d’expérience qu’eux, et on avait parfois l’impression que c’était onze hommes contre onze enfants. » Le jeune Gibbs prendra la formule pour lui. En glissant, il a rendu possible le premier but de Manchester. En ratant une relance, il a amené le deuxième. Il a juste facilité la tâche aux tenants, dont le succès semblait inéluctable.

Source : L’équipe

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