L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
: La Ccib accompagne les réformes agraires
Le souci du gouvernement de faire du Bénin une puissance agricole à l’horizon 2015 est, de plus en plus, partagé par les acteurs du secteur privé. La Ccib présidée par Ataou Soufiano a décidé de jouer sa partition dans ce nouveau combat de développement en procédant, hier mardi, à la restitution de son plan stratégique de développement des filières. C’était en présence des autorités à divers niveaux, des opérateurs économiques et des partenaires techniques et financiers du secteur agricole béninois.
Par : Serge-David ZOUEME
Les réformes agraires n’isolent aucun des secteurs de développement économique. La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin veut davantage jouer sa partition aux côtés du pouvoir central en suscitant une plus forte implication des promoteurs et opérateurs économiques béninois et étrangers, principaux producteurs de richesses, dans la nouvelle dynamique de promotion des filières. Elle vient d’initier son plan stratégique de développement des filières dont la restitution a été faite, hier, en présence des différents acteurs de développement. Ce plan stratégique dont dispose désormais le secteur privé béninois apparaît comme un véritable document opérationnel d’actions en matière de développement des filières. Il servira de guide pour les multiples actions à mener dans ce sens. Pour la première vice-présidente de la Ccib, madame Akinocho, l’ambition qui sous-tend l’élaboration de ce plan est de positionner à terme l’institution consulaire comme une structure motrice d’impulsion des investissements privés pour le développement des filières. Trois (3) axes majeurs y sont définis. Il s’agit de l’amélioration de l’environnement du secteur privé relatif au développement des filières, le renforcement de la compétitivité des entreprises engagées dans la démarche filière et la mise en place d’un dispositif permettant de susciter les investissements privés pour le développement des filières. Des axes qui, à en croire la première-vice présidente, ont été retenus au regard du diagnostic établi qui a relevé plusieurs problèmes limitant considérablement l’implication des acteurs privés dans le développement des filières. Elle a, par ailleurs, rassuré les participants qu’il sera procédé à l’élaboration de la fiche technique par activité identifiée. Elle précisera, entre autres, le contexte et la justification de l’activité, les différents partenaires à impliquer, les principales actions à mener, les objectifs et résultats attendus, les moyens de mise en œuvre et le coût détaillé par action. Autant d’éléments et de précisions qui permettront de mieux renseigner les opérateurs économiques sur les défis à relever.