L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Criblé de dettes : (Ses biens ont été rachetés par ses alliés)
Une semaine après la démission spectaculaire du député Rachidi Gbadamassi, l’on en sait un peu plus sur ce qui a pu amener le taureau de Parakou à tourner casaque à ses alliés politiques du G13. De sources généralement bien informées, les alliés politiques de l’ancien maire de Parakou l’ayant vu criblé de dettes n’ont eu pour toute panacée que de l’obliger à leur brader son patrimoine immobilier et roulant. Une drôle de façon d’assister un ami en difficulté.
Par : Arsène AMETOYONA
Un adage africain dit que c’est dans le malheur qu’on connaît ses vrais amis. Rachidi Gbadamassi a vécu à l’inverse la vérité de cette maxime populaire. Connu de ses électeurs comme un homme politique généreux, l’ancien maire de Parakou a fini par s’appauvrir en consacrant sa fortune à ses campagnes politiques. Depuis quelques mois, le tonitruant député du G13 qui s’est positionné devant l’opinion nationale en farouche adversaire du régime du changement dont il a toujours peint en noir, traverse une mauvaise passe financière. Criblé de dettes, il s’est vu dans l’obligation de solliciter le concours de ses amis politiques qui l’ont toujours envoyé en mission contre Boni YAYI. Quelle n’a été sa surprise, lui qui croyait en la vertu de l’adage africain sus évoquée, de se voir proposer par ces derniers qu’il mette en vente ses biens. C’est ainsi que n’ayant visiblement pas d’autres solutions, Rachidi Gbadamassi brada tour à tour un immeuble qu’il avait au quartier Vodjè à Cotonou, une parcelle de grande superficie située sur la route de Parakou et une voiture haut de gamme. Les mêmes sources indiquent que c’est parmi ses plus grands amis que l’on a racheté la plupart de ses biens à des prix qui étaient loin de la vraie valeur de ce patrimoine. Très choqué par cette expérience, le faucon du G13 s’est posé la question de savoir à quoi sert son combat politique si en lui-même, il ne se porte pas bien. En plus, il sait combien il lui faudra à l’avenir débourser comme fortune pour espérer défier le président Boni YAYI à Parakou. N’ayant plus les moyens de se payer ses libéralités qui frisaient la prodigalité, il était arrivé à la croisée des chemins. Il lui fallait abdiquer à sa lutte pour espérer sortir la tête de l’eau. Comment dès lors ne pas saisir la perche que lui tend Boni YAYI depuis si longtemps ?