L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
· Charles Eyitayô Yaï
Sera-t-elle au rendez-vous de 2011, cette Liste électorale permanente informatisée (Lépi) ? Bien malin qui pourra répondre à cette interrogation. S’il y a un sujet qui fait couler aujourd’hui assez d’encre et de salive et qui, fait courir les hommes politiques de ce pays, c’est bien sûr le dossier de Lépi.
· Mais, des débats qui se font autour de cet instrument capable d'améliorer notre système démocratique et surtout en matière électorale, le peuple se voit déboussoler et ne comprend pas de quel côté se trouve la vraie information.
· L'enjeu des consultations couplées de 2011 impose aux acteurs politiques une certaine mesure et précaution à prendre pour l'aborder. Il est palpable de constater comment les partis de l'opposition jettent de dévolu sur le gouvernement qui ne serait pas prêt à concevoir le fichier de la sécurisation des élections au Bénin. Celui-ci en bon gardien de pouvoir se met des gants et prend assez de précautions pour savoir de quoi et comment sera conçu le fichier.
· En toute franchise, le gouvernement a de raison de veiller sur la qualité du logiciel qui servira à la conception de cette Lépi étant donné que c'est à lui que revient l'obligation de résultat et de compte rendu au peuple souverain. Mais en réalité, le gouvernement a quand même prouvé sa bonne foi dans la conception de ce fichier électoral.
· C'est par une volonté politique manifeste que le gouvernement a noué de relations avec les bailleurs de fonds parmi lesquels l'Union européenne. Ce qui témoigne d'une sérénité certaine quand bien même celui-ci n'a pas demandé au parlement l'étude en procédure d'urgence de la loi afférente à sa conception comme l'auraient souhaité certains leaders des "G" et "F".
· Le bruit qui court autour de la conception de la Liste électorale permanente informatisée n'a rien à envier à la scène du voleur qui crie au voleur. L'opposition qui se fait aujourd'hui l'avocat du peuple dans le dossier Lépi a bien des intérêts particuliers en vue et rien ne justifie la sincérité de celle-ci dans sa plaidoirie. Elle a plutôt dans sa déclaration tenté de prendre le pool de la population alors qu'en réalité elle éprouve une méfiance quant à la procédure de conception de cet outil électoral.
· Il est clair aujourd'hui que le souci des membres de l'opposition non déclarée est de contrôler le matériel phare qui servira à éditer la Lépi notamment le logiciel principal. Leurs inquiétudes se justifient par la crainte de voir ce logiciel traficoté par l'informaticien qui peut être manipuler par le gouvernement.
· Alors, en vociférant pour réclamer la conception de la Lépi pour les élections de 2011, les "G" et "F" doivent s'en prendre à eux-mêmes et tirer la conclusion qu'accuse le retard de l'étude du dossier au parlement de la politique de boycott des activités parlementaires dans lesquelles ils sont champions. Encore que le dossier fait partie des points de l'ordre jour de la session parlementaire qu'ils ont boycottée. Cela constitue une preuve supplémentaire qu'ils sont vraiment réticents et prônent le contraire de ce qu'ils veulent.