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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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L’Ong Adeaespo-Bénin regrette l’agitation de la société civile


Chris-Amos AHOLOU
Le mardi passé, certains membres de la société civile ont organisé un sit-in devant l’Assemblée nationale. Ceci avait pour objectif, d’exiger de l’Assemblée nationale l’urgence du vote des textes concernant la réalisation de la Liste électorale permanant informatisée (Lépi). Leur initiative a semblé ne pas avoir un écho favorable puisque, ils n’ont pas été reçus et écoutés par le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Koffi Nago.

Aucune délégation de cette Institution n'est non plus sortie pour les écouter. L'affaire a suscité des polémiques. Et diversement cela est apprécié. Etait-t-il opportun que la société civile assaille le Parlement sur un tel sujet politique aussi délicat? Sur la question les avis sont partagés au sein même de la société civile.

Pour Grégoire Glowé, président de l'Oing Adeaespo-Bénin qui participe à l'animation de la vie socio-politique du Bénin, a regretté pour sa part l'agitation qui a caractérisé cette démarche de la société civile qui vise à demander des comptes aux députés au sujet de la réalisation de la Lépi. Pour lui, c'est vrai que la question est préoccupante, mais à l'étape actuelle des choses, ce n'est pas au Président Mathurin Nago qu'il faut demander des comptes.

« Une commission parlementaire est chargée de l'étude de la faisabilité de la Lépi et s'il a de chose à demander les membres de la société civile n'avaient qu'à s'adresser sans grand bruit à cette commission », dit-il. En déplorant le fait que la société civile soit allée s'offrir en spectacle inutilement, il explique que le sit-in aurait puis fait place à une autre stratégie d'action plus pacifique, plus apaisante et mieux orientée.

Selon Grégoire Glowé, ils pouvaient simplement passer par des communiqués de presse pour demander des comptes aux députés qui sont en cause dans ce blocage institutionnel. « C'est vrai que nous sommes là pour tirer sur le gouvernement quand ça ne va pas, c'est vrai que nous sommes là pour décrier l'opposition quand elle agit mal, mais la société civile doit pouvoir savoir comment concilier son rôle », ainsi s'expliquait le président de Adeaespo-Bénin pour déplorer le sit-in devant le parlement.

Le président ne désapprouve pas ses collèges de la société civile mais il fait remarquer simplement que la stratégie du sit-in n'est pas bien indiquée pour qu'elle se retrouve dans son rôle. A entendre parler Grégoire Glowé, c'est l'effet que ce sit-in a produit dans l'opinion publique aussi bioen nationale et internationale. Selon lui, on ne doit pas aujourd'hui présenter le Bénin comme un pays où tout va mal.

C'est pourquoi d'ailleurs il craint que ce sit-in soit une manipulation de certains hommes politiques pour montrer que ça ne va pas au Bénin. Il a alors appelé toutes les forces composantes de la société civile à se calmer et accompagner autrement la réalisation de la Lépi.

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