L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Chris-Amos AHOLOU
La probabilité d’une candidature unique des forces coalisées anti Yayi regroupées au sein des G pour les perspectives des élections présidentielles de 2011, tant mise en doute, est en train de prendre une dimension réaliste. Puisque, prenant la question au sérieux, les leaders de ce groupement semblent porter leur choix sur le président du Prd, Me Adrien Houngbédji.
Comme on pouvait s'y attendre, ce choix n'a pas reçu l'assentiment de tous les membres de cette coalition. Et avant même que la décision ne soit officiellement distillée dans l'opinion publique, certains potentiels candidats qui lorgnaient aussi l'honneur de porter cette candidature unique, ont aussitôt opposé un refus catégorique au choix de Me Adrien Houngbédji.
Selon les dernières informations, c'est le probable candidat de la Renaissance du Bénin, Léhady Soglo qui a contesté ce choix. Si Léhady a courageusement donné sa position contre le choix de Houngbédji, il faut dire qu'il n'est pas le seul à ne pas faire consensus autour de ce choix. Amoussou Bruno qui n'attend pas ensevelir son Psd dans cette alliance circonstancielle de solidarité, a sa stratégie pour dire non.
D'ores et déjà, il envisage une tournée de prise de contact dans tout le Mono. Que cacherait cette tournée si ce n'est pas pour commencer pas regrouper les siens pour bien évidemment son compte et non pour le compte du candidat unique Houngbédji? Ainsi, sans qu'il ne l'affiche, le « Renard de Djakotomè » n'est pas celui qui va absoudre son Psd aussi vite, bien qu'il soit le grand absent du rendez électoral de 2011.
Lazard Séhouéto, évite de son côté de parler du sujet. Simplement parce que l'idée de revigorer sa Force-clé lui trottait les esprits. Ce jeune veut bien travailler pour son compte sur l'échiquier politique. Et, il veillera que sa Force-Clé demeure dans l'éphéméride de l'histoire politique de 2011. Les autres éléments du G13 qui croient en la force et en la chance de Bio Tchané ont déjà affiché clairement leur position.
Et ils s'y attachent résolument. Le choix de Houngbédji est discutable pour eux. Il faut dire que le choix de Houngbédji pour être l'éventuel candidat unique des G divise les leaders du groupe. De ce fait, il faut encore douter de cette probabilité.
Si tant est que l'enjeu pour les forces politique de l'opposition est de travailler à une alternance politique au sommet de l'Etat en 2011, il faudra qu'elles en arrivent à un véritable consensus autour d'une personne pour espérer être à la hauteur de cette mission de détrôner Boni Yayi. Malheureusement pour eux, l'allure que prennent les tractations pour imposer le président Houngbédji souffre de beaucoup de contestations.
Il faut dire que l'expérience risque d'échouer si au sein de la coalition anti-Yayi, ils n'accordent pas leurs violons. Mais chaque composante des G et F veut s'adjuger la candidature unique. Il sera alors difficile pour Houngbédji de réaliser le consensus autour de sa personne. Ainsi, la chance de voir le leader des Tcho-choco seul face à Boni Yayi en 2011 s'amenuise.