L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le ministre de la Réforme administrative et institutionnelle, Joseph Ahanhanzo Glèlè a officiellement lancé samedi après-midi à Abomey avec les responsables de la Fondation Kolmas le « projet, un enseignant, une moto » qui vise, à travers une loterie, à doter d’un engin deux roues à quatre temps un grand nombre d’enseignants.
Par : Francis-Hervé Sanoussi
Selon le coordonnateur national de cette Fondation, Flavien Soglo, tous les honneurs reviennent au président Boni Yayi qui a mis son poids diplomatique dans la balance des négociations intervenues entre la Fondation Kolmas et ses partenaires financiers que sont Warren Buffet, Bill and Mellinda gates et le Fonds national de développement économique et social (Fonades). C’est en se fondant sur les recommandations de la communauté internationale au cours d’un forum tenu à Dakar en avril 2000 sur les grands objectifs de l’éducation pour tous à l’horizon 2015 renforcés par la déclaration du millénaire des nations unies en septembre de la même année, que la Fondation Kolmas a élaboré et mis en œuvre le Programme d’appui à la réalisation des initiatives socio sanitaires (Paris). Ledit programme est axé, indique-t-on, sur une politique de développement davantage orientée vers les attentes des pauvres et surtout vers la formation d’un capital humain de qualité. Ainsi, à en croire le ministre Ahanhanzo, la construction d’un Bénin émergent n’aboutira jamais si on ne met pas l’accent sur le capital humain. Comment peut-on avoir des ressources humaines de qualité si on n’accorde pas une bienveillante attention aux enseignants qui sont les formateurs de ces ressources humaines, s’est-il interrogé. Le "Projet, un enseignant, une moto", résultat du partenariat public – privé est, selon lui, une opportunité quand on sait la valeur d’une moto pour un enseignant. Aussi, a-t-il souhaité que ce ne soit pas seulement sur les cinq ans prévus par la Fondation Kolmas. Il a souhaité que le projet se pérennise et qu’il couvre dix voire vingt ans. Le ministre a aussi suggéré aux responsables de la Fondation Kolmas de tenir compte du souhait des enseignants quant à la certitude du gain. Celle-ci doit être forte, a-t-il indiqué. Le « projet, un enseignant, une moto » ambitionne de renforcer les capacités d’intervention des enseignants et des structures publiques en charge de la gestion de l’éducation à travers une tombola au terme de laquelle cinq mille motos à quatre temps seront gagnées chaque année par les enseignants et ceci sur cinq ans. Il vient en appui, souligne-t-on, à cette composante du Paris intitulée construction, réhabilitation et réfection des infrastructures scolaires.