L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
L’ancien secrétaire exécutif national de la Renaissance du Bénin, Candide Azannaï, sort enfin de son mutisme. A la faveur d’une conférence de presse dont l’annonce a été faite à grand renfort médiatique, il s’est prononcé sur les dernières actualités politiques nationales, en l’occurrence l’incident macabre de Ouidah, la gestion à polémiques de la ville de Cotonou et le cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin. Tout en condamnant le fait, il l’assimile à un montage grossier.
Par : Serge-David ZOUEME
Un nouveau développement dans le dossier du cambriolage du siège de la Renaissance du Bénin (Rb). Contrairement à ce qu’on avait fait croire à l’opinion nationale, le cambriolage serait, loin s’en faut, un montage grossier des responsables de la Rb qui ne seraient pas à leur premier coup. A en croire l’ancien député des « Houézèhouè » et président du parti « Restaurer l’espoir », Candide Azannaï assisté pour la circonstance des personnalités politiques telles que Alexandre Hountondji, Martin Dohou Azonhiho, Maxime Houédjissin, Ali Houdou, Amos Elègbè, les insinuations venant de l’ « opposition », en particulier de la Rb visant à rendre responsable le gouvernement dudit cambriolage est une erreur grave et très dangereux pour la paix et la cohésion nationale. Selon lui, il s’agit d’acte malsain des prédateurs de la paix. En effet, explique-t-il, ce qui s’est passé relève, purement et simplement, de la stratégie de la « recherche de l’axe d’effort » dont il était l’un des penseurs alors qu’il militait au sein de la Rb. Une stratégie politique conçue de toutes pièces qui permet d’agiter à la face de l’opinion l’idée de l’ « autovictimisation ». Il est essentiellement question de déstabiliser l’adversaire politique en le culpabilisant d’un montage grossier comme ce fut récemment le cas. La vérité, à en croire ses propos, c’est que la Renaissance du Bénin est en perte de vitesse. Dans le cas échéant, elle doit se relancer sur la scène politique nationale en montrant à l’opinion qu’elle est victime des abus du pouvoir en place. « Amener les populations à lui éprouver de la pitié, c’est le mode opératoire de la Rb », a-t-il dit. La Renaissance du Bénin ne serait pas à son coup d’essai. Le conférencier évoque le cas du président d’honneur du parti, Nicéphore Dieudonné Soglo, qui avait été déclaré mort en France et puis après braqué toujours en France. Hélas, a-t-il poursuivi, cette dernière trouvaille n’a pas porté ses fruits. Pour le cas d’espèce, au moment où on évoquait le cambriolage du siège de la Rb, le premier adjoint au maire de la ville de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo, aurait fait annoncer dans la presse sa candidature unique pour le bloc des « G » et « F ». Ce qui, selon Candide Azannaï, cache des non-dits. « Le gouvernement n’est nullement impliqué dans cette affaire de cambriolage contrairement aux déclarations faites par les Soglo dans la presse », a-t-il conclu.
Des révélations sur la gestion de la ville de Cotonou
Faisant d’une pierre deux coups, le conférencier a également décrié la gestion hasardeuse qui serait faite, depuis sept (7) ans, des ressources de la ville de Cotonou par l’équipe municipale avec en tête le maire Nicéphore Dieudonné Soglo. Environ douze (12) milliards de francs Cfa seraient annuellement injectés dans la ville pour divers chantiers municipaux. Mais hélas, les résultats seraient mitigés. Ils ne refléteraient pas les fonds décaissés pour la réalisation des infrastructures publiques. Pour Candide Azannaï né à Cotonou, la ville est pillée et humiliée. Elle végèterait sous les « péchés plastiques » au grand dam des populations de Cotonou. « Les Soglo ont été réélus à la tête de la ville par pitié », a-t-il dit. On ne devrait donc pas attendre d’eux un compte-rendu. Pour le président du parti « Restaurer l’espoir », le moment est grave et il faudrait que la classe politique nationale sorte du registre de la banalisation de la paix et de la sécurité. Il invite les politiciens à faire bloc contre les prédateurs de la paix qui seraient plus dangereux que les prédateurs de l’économie.