L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Casimir Kpédjo
Les ministres de la sous région ayant en charge l’autorité du gazoduc de la zone se sont réunient comme convenu le vendredi 13 mars au Palais des Congrès de Cotonou. Les échanges se sont basés sur la dynamisation du projet lancé depuis le 23 mai 2003 à Cotonou. Depuis, le projet tarde à se concrétiser.
Les quatre ministres dont les pays sont concernés à savoir le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Bénin ont donc échangé sur la nouvelle stratégie à mettre sur place afin de rendre plus efficiente du projet gazoduc entre le corridor Lagos (au Nigéria) Accra (au Ghana). Au sortie de cette réunion, le Bénin pourra compter dès novembre 2009 sur sa brettelle installé à Mariagléta dans la commune d'Abomey-Calavi pour exploiter le gaz naturel issu des champs de gisement de Lagos.
Une nouvelle feuille de route est adoptée pour la production effective de l'énergie électrique à base du gaz au Bénin, au Togo et au Ghana. Réunis au sein de l'Autorité du gazoduc de l'Afrique de l'Ouest (Agao), le ministre de l'énergie nigérian, togolais, ghanien et béninois réfléchissent sur le projet d'adoption d'un nouveau calendrier pouvant leur permettre de mettre effectivement à la disposition de leurs Etats respectif le gaz naturel.
A l'exception du Nigéria qui est le pays fournisseur, les trois autres attendent donc un lendemain meilleur pour la production et la fourniture de l'énergie électrique à base du gaz. A en croire le président du comité préparatoire de la rencontre, la présence des trois hôtes du ministre Sacca Lafia à Cotonou, témoigne de l'importance que les quatre pays accordent à l'interdépendance énergétique.
Selon M. Chédé, l'idée a germé et s'est traduite en projet depuis 2003. Selon les clauses contractuelles, la production de l'énergie à base du gaz naturel devrait être une réalité depuis 2006 dans les trois pays que sont le Bénin, le Togo et son voisin de l'Ouest. Mais pour des raisons de non respect du délai contractuel, ces trois pays doivent attendre encore quelques mois.
Par ailleurs poursuit le président Chédé, ce projet qui concerne les quatre pays à savoir le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana, vise à apporter le gaz naturel produit dans le champ gazier du Nigéria. Ce gaz doit passer par un réseau d'interconnexion appelé gazoduc qui relie la plage de Lagos jusqu'à Takoradi au Ghana sur une longue de près de 650 km. Ce gazoduc à un diamètre principal de 20 puces.
Le gazoduc principal passe en mer. Il est prévu au niveau du Bénin du Togo et du Ghana des bretelles pour alimenter les stations qui seront créées. Au Bénin il est prévu une bretelle qui va alimenter la station de la Communauté électrique du Bénin installé à Mariagléta.
Ainsi se présente selon le président du comité préparatoire de la réunion de ce matin le vaste projet qu'ambitionnent les quatre Etats pour juguler la crise énergétique dans leurs espaces économiques. Mieux, la présence du ministre nigérian de l'énergie est vivement attendue à la séance de ce matin car, l'autorité devra confirmer à ses pairs la volonté de son gouvernement de livrer le gaz naturel issu de ses gisements de Lagos.