Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Publicité

Lenteur dans l’exécution du budget programme du Mctic : Désiré Adadja menace de sévir

Le plan annuel de travail de l’année 2008 et celui des deux premiers mois de l’année en cours du ministère de la Communication et des technologies de l’information et de la Communication ont été analysés jeudi et vendredi à Glazoué au cours d’un conclave conduit en personne par le ministre Désiré Adadja. Il est question d’améliorer les performances et de s’approprier les principes de gestion axée sur les résultats.

Par : Francis-Hervé Sanoussi

Du rapport de synthèse sur l’exécution du plan de travail au 31 décembre 2008, il se révèle que les performances sont loin de donner satisfaction. Car, sur 96 activités, seulement 40 ont été entièrement réalisées pour des dépenses de 3.878.258.458 F . Ce qui se traduit par un taux d’exécution financière de 15,06 % pour un budget global de près de 26 milliards. Cependant, indique-t-on, un effort certain a été fait par les gestionnaires de crédits. Ce qui explique que les taux d’exécution physique soient de 57,31 % pour l’ensemble des programmes. Plusieurs difficultés expliquent ce bas niveau de performances dont, les plus objectives, a-t-on révélé, sont la lenteur dans la traitement des dossiers d’engagement de dépenses et surtout dans la passation des marchés, le mauvais fonctionnement des équipes de projets, le non respect des délais d’exécution prévus et la non maîtrise des procédures d’engagement des dépenses par les gestionnaires de projets. A la lumière des résultats déjà disponibles, indique-t-on, les objectifs du premier trimestre de cette année seront loin d’être réalisés. Une situation qui a poussé le ministre Adadja à tirer sur la sonnette d’alarme. Car, aucun élément extérieur ne justifiant les retards enregistrés dans l’exécution des programmes, il est évident que le vers est dans le fruit. Or, les défis sont immenses et vont de l’effectivité de la couverture intégrale du territoire national par la radio et la télévision publique à l’amélioration du cadre physique de travail. Les deux autres défis ont trait à l’assainissement du secteur de la télécommunication et de la téléphonie mobile par la mise en place d’équipements de contrôle adéquats, le démarrage de la mise en œuvre du programme de gouvernance électronique et la création des centres multimédias à haut débit de services en ligne.

Un paquet de mesures

Stigmatisant le fait qu’il y a réellement un problème de déficit structurel dans les ressources humaines et un manque évident d’esprit d’équipe au sein des projets, le ministre Adadja va mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer les performances d’ici à fin octobre. Beaucoup de choses, a-t-il annoncé, seront revues en ce qui concerne la coordination des projets. Aussi, a-t-il averti que, désormais, chaque coordinateur de projet sera payé sur la base des performances réalisées. Des revues trimestrielles et des monitorings devront être organisés pour faire le point et prendre les mesures appropriées. La cellule de suivi-évaluation et la cellule de passation des marchés publics doivent être plus actives et chaque coordonnateur de projet doit impliquer les membres de son équipe dans la gestion du projet et définir clairement un mécanisme de partage des responsabilités. Les acteurs de la chaîne de programmation, de budgétisation, d’exécution et de suivi à différents niveaux, les directeurs techniques et centraux de même que les directeurs des offices et organismes sous tutelle ont pris part à cette rencontre.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article