L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Léonce HOUNGBADJI
Hier, jeudi 12 mars 2009, cela faisait exactement 01 an que Houngbédji, Soglo, Amoussou, Fagbohoun et consorts se sont mis en rébellion politique contre le régime du Dr Boni Yayi, en créant le G4, afin de mieux l’affronter.
Mais contre toute attente, la célébration de l'an un de ce «machin» est passée inaperçue, sous silence. Aucune manifestation officielle n'a été organisée pour donner un cachet spécial à cet anniversaire. Tous les leaders charismatiques de ce regroupement de politiciens au soir de leur vie ont miraculeusement disparu de la scène.
Contrairement aux informations annoncées à grands renforts médiatiques, les militants et sympathisants du G4 sont restés sur leur faim. Il n'y a même pas eu de débats radiotélévisés ou publics pour faire le point du chemin parcouru et annoncer de nouveaux défis à relever. Tout s'est passé comme si les ténors de ce groupe ne se sont pas souvenus de cette fameuse date.
Et cela ne peut en être autrement lorsqu'on se souvient des conditions ténébreuses dans lesquelles ce «truc» a été mis sur les fonts baptismaux. Un an après sa création, c'est un secret de polichinelle que l'alliance est déchirée par des querelles intestines et des guerres de leadership qui, lentement mais sûrement, l'emportent.
Qui de Houngbédji, Soglo, Amoussou et de Fagbohoun gère aujourd'hui le G4? Difficile de répondre à cette préoccupation pourtant majeure. En 12 mois de fonctionnement, ces leaders n'ont pas su prendre leurs responsabilités. C'est donc normal que le 12 mars passe sous le pont.