L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
| Écrit par Brice Ogoubiyi |
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Femme de conviction, musulmane croyante et très engagée aux côtés du président de la République, Aladja Zahia Deen jouit d’une indéniable respectabilité dans son milieu religieux et d’une influence positive dans son entourage immédiat. Discrète, effacée mais très efficace, Aladja Zahia Deen abat un travail insoupçonné dans la mobilisation de l’électorat de l’Ouémé et du Plateau, dans la perspective de la prochaine présidentielle. Si la grande mobilisation observée à la Maison internationale de la culture de Porto-Novo le dimanche dernier lors de la célébration de la journée internationale de la femme a été une réussite, c’est bien grâce à Zahia Deen. Femme de conviction, musulmane croyante et très engagée aux côtés du président de la République, elle jouit d’une indéniable respectabilité dans son milieu religieux et d’une influence positive dans son entourage immédiat. Très sensible à l’avenir de la capitale, elle a décidé, à travers diverses initiatives, de marquer d’une pierre blanche la présence significative de Boni Yayi dans la cité des Aïnonvi. Tâche qui va être difficile mais pas impossible, assurent ses militants et proches collaborateurs. C’est le défi qu’elle s’apprête à relever, avec une conviction et une détermination sans faille. Sensible à la cause de la femme, elle est foncièrement remontée contre les violences faites aux femmes et engagée pour l’émancipation et la représentation des femmes dans les institutions et dans l’administration publique et privée. Pour s’en convaincre, il fallait observer la concentration dont elle faisait montre lors des sketchs qui passaient pendant la célébration de la journée de la femme à Porto-Novo. S’il est prouvé que dans l’ascension d’un homme on reconnaît toujours la main d’une femme, celle de Hadja Zahia Deen sera désormais plus présente et plus remarquée encore, au regard des jalons qu’elle pose dans la perspective des échéances électorales de 2011 au Bénin. Discrète mais confiante Hadja Zahia Deen fait sien l’adage selon lequel le bien ne fait pas du bruit et le bruit ne fait pas du bien. Elle en a donné la preuve, dans le cadre de la célébration de la journée de la femme, dimanche dernier. Discrète mais confiante, elle a imprimé à l’événement la touche qu’elle souhaitait. Et le coup d’essai a été un coup de maître. L’organisation et la mobilisation, dirigées de main de maître par cette dame qui, pendant longtemps, a préféré agir dans l’ombre, révèlent sa force de persuasion et affichent au grand jour sa conviction quant à la justesse et le bien-fondé de la mission qu’elle s’assigne. Celle de rallier à une cause qu’elle juge noble et défendable le maximum d’adhérents, sans pour autant ériger son combat en une tribune où se professent des idées qui divisent pour régner. Réaliser son objectif dans la saine émulation, en respectant les principes démocratiques qui font de la différence et du respect de l’autre les valeurs cardinales de la cohabitation des idées contraires, dans cette cité des Aînonvi réputée la chasse gardée d’autres formations politiques, c’est l’ambition de Hadja Zahia Deen ; et elle a démontré, de fort belle manière, qu’elle a la capacité d’étreindre autant qu’elle en embrasse, le 8 mars. Son appel fut reçu aussi favorablement que l’aurait été celui de tout grand homme ou de toute grande dame, engagés dans un processus aussi risqué et parsemé d’écueils que celui de gagner dans la capitale, la sympathie d’un électorat en majorité figé dans son choix. |