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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Vie religieuse : Les chrétiens reçoivent les cendres ce jour

Les fidèles chrétiens vont se rendre à l’église, ce jour, pour assister à la messe, où le prêtre après la proclamation de l’Evangile et de l’homélie leur trace une croix sur le front avec de la cendre. Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal.

Par : Hermann ADIMOU (Stag)

« Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » C’est le sens que revêt la cérémonie des cendres. La formule « Convertis-toi, crois en l’Évangile » est aussi utilisée. Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier. L’imposition des cendres au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlant les rameaux bénis l’année précédant le dimanche des rameaux. Les cendres sont elles-mêmes bénies solennellement avant la messe. Pour Marc Dossou, cette fête est très importante pour les chrétiens. A en croire ses dires, le terme de pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. C’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus Christ, qui lui même a jeûné 40 jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection. Selon le Père Marc Dossou, c’est aussi l’occasion pour les chrétiens de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c’est pourquoi le jeûne n’est pas toujours sous sa forme de "privation de nourriture", mais peut-être plus large. A en croire certaines personnes, se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur terre vivent au quotidien, et rester dans une attitude d’accueil : que le prochain en difficulté ne nous soit pas étranger. En témoigne ce passage de Saint Jean qui dit dans sa Première Lettre : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (1 Jean 3, 17).

Ce qu’enseigne l’histoire

Aux commencements du christianisme, ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales « majeurs » : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés « capitaux »). Au VIIe siècle environ, cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents. Ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : « Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Le « sac » qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie. Au cours du Moyen Âge, c’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres.

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