L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Coups bas, intoxication, sabotage, dénigrement, médisance, haine… sont les maîtres mots dans la commune d’Abomey-Calavi depuis peu. Tout le monde se bat aujourd’hui pour être bien vu par le président Boni Yayi dans la commune. Certains d’entre eux ont réussi déjà à se faire une place au soleil, tandis que les autres s’efforcent maladroitement à infiltrer son cercle. Eux, ce sont des militants de l’opposition non déclarée ; ils sèment la division au sein des vrais partisans du Chef de l’Etat. Ils passent tout leur temps à faire croire au Président de la République qu’ils sont avec lui. Ils lui font croire que ses partisans de la première pluie dans la commune ne sont plus avec lui ou ont déjà montré leurs limites. Ils quémandent des postes, courent derrière le Chef de l’Etat, l’adulent, et montrent à la population qu’ils sont désormais dans le changement. Ils ne sont que des vendeurs d’illusions. Tout le monde sait pourquoi ils font la cour au Chef de l’Etat, pourquoi ils forcent son admiration. Peut-on parler de Fcbe aujourd’hui à Abomey-Calavi sans voir certaines personnes dont nous taisons ici les noms ? Mais du fait de ces sabotages savamment orchestrés, ces faucons politiques peinent à avoir une meilleure visibilité sur le terrain. Autant de frustrations qui ne sont pas de nature à créer et à sauvegarder la cohésion et l’unité d’actions au sein de la famille présidentielle communale. Le Chef de l’Etat, à coup sûr, fait la différence entre ses vrais partisans et les opportunistes intrus dans la commune d’Abomey-Calavi. Ceux qui le cajolent ont des intérêts personnels à sauvegarder. Dès qu’ils trouveront mieux ailleurs, c’est une évidence qu’ils vont le lâcher. 2011 est un grand enjeu. La moindre erreur sera fatale. Et pour ne pas en arriver-là, Boni Yayi doit redonner confiance à ses partisans qui se sont mariés légalement avec lui, qui ne sont pas avec lui pour des raisons matérielles. Il saura alors choisir entre le mal et le pire, afin de chasser de ses rangs, ces vendeurs d’illusions en perte de vitesse.
Par : Barnabé HOUNKANRIN