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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Protestation contre l’emprise du marché sur leur établissement : Soulèvement des élèves du CEG Dantokpa hier

 

Les élèves du Collège d’enseignement général de Dantokpa ont refusé hier matin d suivre les cours et sont descendus dans les rues pour manifester leur mécontentement face à l’occupation anarchique des environs de leur établissement par les vendeuses du grand marché et l’insalubrité des caniveaux.

« Nous ne voulons plus des vendeuses au bord de la voie. Cela nous empêche de vite nous rendre au cours et de bien suivre les cours. Si ce ne sont pas les odeurs nauséabondes et piquantes du piment que nous respirons, ce sont les femmes qui érigent des marchés jute derrière nos salles de classe ». A défaut d’une plate-forme revendicative formelle et bien établie, c’est ce que laissait entendre chaque fois Ebenezer Tossou, deuxième délégué du Ceg de Dantokpa pour justifier le soulèvement de ses camarades que lui et Michel Desso, le premier délégué ont conduit hier. En clair, les élèves de cet établissement désapprouvent que les femmes du marché fassent souvent la confusion entre leur lieu de commerce et l’établissement. Et ils n’ont pas manqué hier du soutien de leurs enseignants qui vivent au quotidien le même calvaire qu’eux.

En effet, suite à leur refus de suivre les cours dans la matinée d’hier et eu égard au fait qu’ils scandaient des slogans hostiles à la Sogema et à la mairie de Cotonou, les représentants de ces deux structures sont descendus à l’établissement où ils ont tenu une séance de travail avec les enseignants et les autorités du centre d’éducation.

Et là, les débats qui ont duré plus de quatre heures d’horloge étaient très houleuses. Tant les responsables du collège et les enseignants tout comme les élèves disaient en avoir marre de cette situation. « Au cours, vous ne faites qu’entendre les appels des vendeuses aux acheteurs, sentir l’odeur du piment et des caniveaux, … » a déploré un enseignant à la grande approbation de ses collègues. « N’avons-nous pas le droit d’avoir un accès libre à notre établissement ? Pourquoi les enseignants et les visiteurs, à défaut de témérité, doivent stationner leurs véhicules à plusieurs kilomètres du collège et prendre un zémidjan pour venir dans l’établissement ? s’est interrogée Béatrice Pia Atohoun Dos Reis, directrice du Ceg Dantokpa.
Pour Michel Desso, le premier délégué des élèves, « il est inconcevable que le trottoir et la voie pavée menant au collège soient occupés ». Il a continué en fustigeant le fait que la Sogema perçoivent des taxes auprès de ces vendeurs qui sont pourtant installés sur le domaine de l’établissement. Ce que soutient sa directrice qui était déjà engagée dans la lutte pour le déguerpissement des vendeuses se trouvant Mais Joseph Tamègnon, Directeur général de la Sogema, sans contredire les déclarations faisant état de ce que les vendeuses se trouvent sur le domaine du collège, soutient que sa structure ne perçoit pas des taxes auprès de ces dames. Il fait savoir par ailleurs qu’une étude pour l’aménagement du site du collège est en cours et permettra de trouver des solutions adéquates aux problèmes qui se posent. Pour l’heure, les deux parties se proposent une solution palliative mais les élèves appellent les Ministres de l’enseignement secondaire et de l’intérieur ainsi que la mairie au secours pour qu’ils leur offrent des conditions d’études acceptables.

Joël C. TOKPONOU
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