L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

Les institutions de la micro finance se sont retrouvées hier à Sun Beach hôtel à Fidjrossè. Au cours de cette rencontre présidée par Réckya Madougou, ministre de la micro finance, les participants ont échangé sur plusieurs sujets susceptibles d’huiler la machine de la micro finance au plus pauvres afin intimer une nouvelle direction à ce secteur.
Au lendemain du jour où la cagnotte de micros crédits aux plus pauvres est passée à 25 milliards, Réckya Madougou, ministre de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes réorganise sa troupe. « La micro finance doit être un secteur économiquement viable qui rend les pauvres économiquement actifs ». C’est en ces termes que s’est adressé le ministre Réckya Madougou à ses partenaires.
Après avoir rappelé que 20 milliards des 25 milliards iront aux plus pauvres, elle a insisté sur la qualité de la prestation pour réellement créer de l’emploi dans les zones les plus reculées. S’adressant toujours aux participants, elle a rappelé les difficultés liées au secteur et qui entachent son évolution à certains endroits. Au nombre de ces difficultés, le ministre a évoqué la professionnalisation du secteur, sa sécurité, l’alphabétisation des bénéficiaires et l’inscription des micro crédits dans un système intégré de développement durable pour servir les plus vulnérables. La mise en œuvre du processus doit être intégré aux objectifs stratégiques du gouvernement.
C’est dans cette lancée que l’une des communications présentée aux participants a eu pour thème « objectifs stratégiques du gouvernement, quel contenu et quelle place pour la micro finance ». Au cours de cet exposé hier mardi 10 février 2009 à Sun Beach hôtel, le directeur de la politique de développement représentant le ministre de la prospection, du développement et de l’évaluation de l’action publique, a fait un rapprochement entre les pôles de développement et la micro finance.
Dans son développement l’orateur a mis l’accent sur la formation des ressources humaines, l’existence du secteur privé dynamique capable de soutenir les actions du gouvernement. Les défis à relever pour aller à l’émergence n’ont pas été occultés. Au terme des échanges, les participants ont été plus aguerris pour la poursuite des actions engagées pour le bonheur des couches les plus vulnérables.
Patrice SOGLO