L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La nouvelle est enfin tombée et n’a surpris uniquement que ceux qui n’étaient pas avertis. A la suite d’une déclaration qu’il aurait faite et qu’aucune presse audio-visuelle n’a pu relayer, l’ancien argentier national Abdoulaye Bio Tchané actuellement locataire de la BOAD a enfin jeté son masque ; il a dévoilé clairement son intention d’accéder à la magistrature suprême en 2011. Au regard et à l’analyse de plusieurs faits successifs, on devrait s’attendre à cette candidature occasionnée par plusieurs circonstances. Cela n’a été que l’agencement de plusieurs éléments permettant de résoudre le puzzle.
En effet, l’avènement au pouvoir en 2006 du Docteur Thomas Boni Yayi a bouleversé plusieurs habitudes qui justifiaient la léthargie quasi-totale dans laquelle se trouvait le Bénin. Ces habitudes avaient pour nom la corruption généralisée, les pillages des fonds des escortes, l’acquisition frauduleuse des patrimoines de l’Etat. Le cas de la SONACOP en est un exemple illustratif. Ainsi, ces actes contraires à la bienséance et qui ne profitaient qu’à une minorité au détriment de la masse populaire, se sont vus bouleverser depuis 2006. Yayi Boni a désormais œuvré pour une gestion saine des ressources de l’Etat, ce qui a permis d’allouer des crédits à des femmes dans tous les quatre coins du pays. Aussi cela a permis d’impulser la fibre entrepreneuriale chez plusieurs jeunes qui, aujourd’hui ont installé des entreprises, créant ainsi des emplois pour d’autres jeunes.
Ainsi, cette minorité qui s’est vue retirer ces sources de revenus financières colossaux dont la gestion rationnelle aujourd’hui a permis de réaliser ce vœu cher au Président Yayi Boni qu’est la prospérité partagée, ont juré par tous les moyens de lui appliquer une sanction : celle consistant à l’empêcher de revenir à la tête du pays en 2011. Telle est donc une raison de la candidature suscitée de Abdoulaye Bio Tchané ; car cette minorité voit en son arrivée au pouvoir l’occasion de renouer avec leurs sales habitudes qui rappelons le, a retardé le Bénin sur sa voie du développement.
Autre raison ayant milité dans cette candidature est l’espoir que certains nourrissent de reprendre dans leur escarcelle la SONACOP. Le rôle combien important qu’a joué Abdoulaye Bio Tchané dans la cessation de ce patrimoine à un grand opérateur économique n’est plus un secret de polichinelle, surtout qu’il était celui là qui a signé le document ayant permis la passation de ce patrimoine entre l’Etat d’alors et ledit opérateur économique.
Enfin la jalousie manifeste de certains chefs d’Etats de la sous-région qui ont tenté d’émousser l’ardeur au travail de Yayi Boni qui ne cesse de nourrir une vision développementaliste de l’Afrique en est une autre raison. Ces derniers fondent leur espoir sur Abdoulaye Bio Tchané pour le faire partir du pouvoir. Et pour cela, ils ont prêts à décaisser des fortunes pour les prochaines campagnes électorales en faveur de Abdoulaye Bio Tchané. Aussi la quiétude dans laquelle vivent les populations au Bénin est quelque chose de mal vue par ces dits chef. Le Bénin étant l’un des pays qui, à l’ère du renouveau démocratique, a pu résister aux troubles et conflits pouvant provoquer la mort des populations, ces mêmes chefs n’ont pour souci que de voir le Bénin faire parti de la liste des pays ayant connu la guerre.
En définitive, la candidature d’Abdoulaye Bio Tchané n’a pour finalité que d’assouvir la vengeance des uns et des autres. Autrement dit, il ne représente qu’un pantin marionnette que certains manipulent à leur guise.
Vivement que les populations, qui ne voudraient plus revoir leur pays relégué loin en arrière, suite à des choix inopportuns, tirent la leçon de ce que cette candidature suscitée d’Abdoulaye Bio Tchané n’est qu’un désir de certains acteurs de déstabiliser la quiétude du Bénin et de pouvoir renouer avec des pratiques qui ont contribué à retarder son développement.
Jocelyn Bagri