L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le monde entier célèbre aujourd’hui la journée mondiale du cancer. Une maladie qui existe sous plusieurs formes et qui, découverte tardivement, provoque la mort. Tous les spécialistes en la matière sont unanimes. Seul le dépistage précoce peut sauver le patient. Aussi, une campagne de sensibilisation est indispensable, ce qui fait défaut au Bénin.
Par : Matini MARCOS
Tous les 4 février, a lieu, la célébration de la journée mondiale contre le cancer. Une journée qui rappelle que cette maladie est la première cause de mortalité dans le monde et en même temps appelle les gouvernements à faire preuve de volonté politique dans la lutte contre cette maladie, et les populations à plus de vigilance. Selon, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer est un thème qui correspond à un groupe de maladies qui peuvent toucher n’importe quelle partie de l’organisme. On parle également de tumeurs malignes ou néoplasiques. L’un des traits caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation habituelle, peuvent envahir des parties du corps adjacentes et se développer dans d’autres organes formant alors ce qu’on appelle des métastases. Par exemple un cancer du foie peut envoyer des métastases dans le poumon. En effet si aucune mesure n’est prise, d’après l’OMS, (Organisation Mondiale de la Santé), le cancer fera encore 84 millions de morts entre 2005 et 2015. Si le cancer apparaît plus souvent avec l’âge, il est rare mais possible chez les plus jeunes. De plus, on constate qu’il ne touche pas de la même façon les hommes et les femmes : Chez l’homme, : on constate plutôt des cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du colon et rectum, de l’œsophage et de la prostate. Chez la femme : on constate plutôt des cancers du sein, du poumon, de l’estomac, du côlon et rectum et du col de l’utérus
Les facteurs de risque
Selon les recherches, il est possible que l’on peut réduire jusqu’à 30% les risques à condition de respecter certaines règles de base. Il faut éviter le tabagisme, la surcharge pondérale ou l’obésité, la consommation insuffisante des légumes et des fruits, le manque d’exercice physique, la consommation d’alcool, les infections sexuellement transmissibles comme l’hépatite B( risque de cancer du foie secondaire et le HPV(papillome Virus, risque du cancer du col de l’utérus). A tout cela, il faut ajouter la pollution urbaine de l’air, les fumées à l’intérieur des habitations dues à l’utilisation de combustibles solides par les ménages. Ainsi, en plus de ces facteurs à risque qu’il faut éviter, il faut se faire vacciner contre le virus du papillome humain (HPV) et contre l’hépatite B pour ne citer que ces précautions
Le dépistage précoce
On pourrait encore réduire d’un tiers la charge du cancer grâce à un meilleur dépistage précoce : lorsque la maladie est décelée tôt, elle a beaucoup moins de chance de se propager dans l’organisme et de former des métastases beaucoup plus difficiles à guérir. Il faut donc aider tout un chacun à repérer les signes précoces d’un cancer tels que grosseurs ou lésions inhabituelles, indigestion persistante, toux prolongée ou saignement par un orifice corporel et faire comprendre qu’en présence de ces symptômes, il faut consulter rapidement un médecin. Il existe aussi des programmes de dépistage pour repérer les stades précoces du cancer ou les stades précancéreux avant même l’apparition de signes reconnaissables : mammographie pour le cancer du sein, cytologie pour le cancer du col (frottis ) Face à l’ampleur de ce mal, le Ministre de la santé, le Professeur Issifou Takpara et ses collaborateurs devront organiser des campagnes de sensibilisation pour mieux informer les populations sur le mode de vie à adopter pour réduire les risques d’avoir ce mal..