L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Plus de doute que le bloc des G4 et G13 est actuellement en souffrance. Il peine véritablement à résister aux crises internes à l’instar des troublantes révélations faites par le porte-parole de la Renaissance du Bénin, Epiphane Quenum. Rachidi Gbadamassi vient d’en rajouter à travers un entretien où il semble créditer la sortie médiatique du militant de la RB.
Par : Serge-David ZOUEME
« Je ne veux pas accuser Epiphane Quenum. Il a été très important pour les G et F. Aujourd’hui qu’il réagit de la sorte, qu’est-ce que les coordonnateurs des G et F ont fait pour le comprendre ? Les responsables au plus haut niveau des G et F ont failli. Je crois qu’au lieu de le critiquer, il faudrait que les G et F se réunissent pour l’écouter et le ramener à l’ordre. Je ne le soutiens pas mais je pense qu’il faut essayer de le ramener à la raison ». Ainsi s’exprimait l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13 et membre de la coalition des « G » et « F ». C’est à travers un entretien exclusif publié dans la presse hier mardi. Après une analyse méthodique et objective de ses propos du député, on s’aperçoit que la crise de confiance qui affecte l’opposition non déclarée, en l’occurrence les « G » est bien profonde. Rachidi Gbadamassi a reconnu que son collègue de la Renaissance du Bénin, Epiphane Quenum a été et reste d’une très grande utilité pour leur alliance. Mieux, il confirme que les coordonnateurs et plus précisément les responsables et barons politiques des « G » et « F » ont failli pour n’avoir pas chercher à rencontrer le porte-parole de la Rb et à comprendre les réelles motivations de ses déclarations qui semblent jeter de l’opprobre sur leur bloc.
La crise qui fragilise les « G »
« Je crois qu’au lieu de le critiquer, il faudrait que les G et F se réunissent pour l’écouter et le ramener à l’ordre », a-t-il poursuivi comme pour dire à ses pairs qu’ils n’ont nullement intérêt à culpabiliser Epiphane Quenum. Il semble dire de façon feutrée que ce dernier a de bonnes raisons de récriminer. C’est dire qu’au sein des « G », la crise est profonde tout comme les frustrations qui se multiplient avec en perspective des germes d’une plausible implosion de la coalition dite de l’opposition. Léhady Vinagnon Soglo, premier-adjoint au maire de la ville de Cotonou, militant de la Rb et membre de la faction « G » a, contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, fait siennes, les révélations qualifiées de troublantes de Epiphane Quenum contre les inter-alliés. Il a donc reconnu tout comme l’honorable Gbadamassi qu’il y a effectivement problème même s’il tente de réaffirmer sa solidarité et celle de la faction Rb avec le groupe des « G » et « F ». En guise de rappel, Epiphane Quenum avait décrié la politique marginale mise en œuvre par les alliés ainsi que les coups bas dont est victime la Renaissance du Bénin. Alors qu’a priori et au soir de la rencontre de Bohicon et d’Abomey des 28 et 29 novembre 2008, cette alliance dite compétitive devrait travailler pour une alternance au pouvoir en 2011. Au regard des prises de bec internes à l’alliance, ce rêve nourri par les « G » et « F » semble être volé en éclats. D’ailleurs, aux dires du président d’honneur de la Rb, Nicéphore Dieudonné Soglo, ils ont tôt fait de crier « victoire ». Car, une rencontre « pardon et réconciliation » s’avèrerait indispensable pour aplanir définitivement les divergences entre les « G » et « F ».