L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Léïlatou Kalam, ancienne internationale béninoise du volleyball est la présidente de l’association Bureau Fuura Upi qui organise depuis 2002, le tournoi International de Volleyball de Cotonou puis depuis 2006, le tournoi International de Handball de Cotonou. Dans un entretien qu’elle nous a accordé, elle explique les raisons qui fondent l’inactivité de son association en 2008 et présente les clubs invités pour le compte du Tihandco 2009 qui démarre ce jour au palais des sports
Depuis 2002, l’association que vous présidez organise chaque année, le Tournoi International de Volleyball de Cotonou, le Tivoco. Mais paradoxalement, 2008 a été une année blanche. Est-ce la traversée du désert ou le repos du guerrier ?
Ni l’un ni l’autre. Nous avons effectivement entrepris depuis 2002, d’organiser le Tivoco, puis en 2006, le Tihandco. Il était normalement prévu l’organisation, fin décembre 2008, du tournoi international de handball de Cotonou, le Tihandco. Seulement, il s’est posé un problème de calendrier. Les compétitions statutaires de la Fédération béninoise de handball, se déroulaient encore, lors de la dernière semaine du mois de décembre. De ce fait, nous avons été obligés de décaler le tournoi, pour début janvier, voilà donc pourquoi 2008 a été une année blanche.
L’autre constat, est que vous avez abandonné l’organisation du tournoi de volleyball pour celui du Handball
Pas du tout. L’année dernière, les clubs étrangers qui sont devenus nos partenaires du fait de leurs participations régulières au Tivoco, nous avaient encore manifesté leur volonté de venir à Cotonou Mais qui viendront-ils affronter ? Vous savez comme moi qu’en 2008, il n’ y a pas eu championnat national de volley ball au Bénin. Il était donc difficile pour nous de sélectionner des clubs béninois et de les inviter au tournoi. C’est donc contre notre volonté que Tivoco n’a eu lieu en 2008 et c’est bien dommage.
Parlons du Tihandco 2009. Les médias annoncent une participation massive des clubs nigérians
Au fait, lorsque nous avons lancé en 2006 le Tihandco, il a connu la participation d’un grand club nigérian du nom de Road safety shooters. L’entraîneur de ce club ayant compris nos ambitions y a automatiquement adhéré. Il est devenu notre représentant au Nigeria et c’est grâce à lui que nous avons pu convaincre plusieurs clubs nigérians de notre bonne foi et de notre sérieux. Six clubs nigérians étaient au départ disposés à prendre part à la 2ème édition du Tihandco. Mais avec le report que j’ai évoqué supra, trois d’entre eux se sont finalement désisté. On ne saurait donc parler encore de participation massive de clubs nigérians mais ce n’est qu’un départ car nous pensons arrimer le handball béninois à celui du Nigéria et pour ce faire, nous avons le soutien du ministre Etienne Kossi et du Docteur Mansourou Arèmou, le président de la Cahb.
En somme, quels sont les clubs invités ?
L’événement Tihandco est prévu pour se dérouler du mardi 06 au dimanche 11 janvier 2009. Il y aura deux compétitions, l’une féminine et l’autre masculine. Cinq clubs sont en lice pour le compte de chacune de ces compétitions. Au niveau des Dames, il y a deux clubs nigérians à savoir Desert queens of Katsina et Ondo queens of Owena. Le Togo sera présent avec une sélection de Lomé emmenée par le président de la Fédération togolaise de Handball lui-même. Côté béninois, les « filles » de Pélican et de Flowers défendront les couleurs nationales. Chez les Messieurs, nous avons encore invité Flowers et Pélican qui sont les deux meilleures équipes du Bénin, du moment. A ces deux clubs, s’ajoute Volcan, un autre club béninois, nouveau promu de la D 2. Le Nigeria sera représenté par Sokoto Rima et le Togo, encore par une sélection de Lomé. Les rencontres vont se jouer en nocturne au Palais des sports du stade de l’Amitié.
Quelle est la particularité de cette édition-ci du Tihandco ?
Les trophées de la compétition masculine portent le nom du ministre des sports, Etienne Kossi. Il faut souligner que c’est grâce à lui et à son cabinet que ce tournoi a pu avoir lieu. C’est le lieu de le remercier. Et puis, vu que le Docteur Mansourou Arèmou est devenu le président de la Cahb, nous avons décidé de faire porter son nom aux trophées de la compétition féminine. Il en sera ainsi, tant qu’il restera président de l’institution faîtière du Handball africain.
Propos reccueillis par : Sosthène SEFLIMI