L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le séminaire des G et F qui s’est déroulé le vendredi 28 et le samedi 29 décembre dernier à Abomey et Bohicon reste aux yeux des populations une expression de haine à l’égard d’un président de la République qui, perçu comme un outsider par ses concurrents, est venu leur souffler le pouvoir en 2006. C’est le résumé qu’on pouvait faire ses émissions interactives initiées par les radios de la place.
Par : Arsène Amétoyonna
C’est certain, la bataille pour la conquête du pouvoir en 2011 a commencé et le nier, c’est faire preuve d’une myopie sans précédent. Certes, la mobilisation constatée à Abomey et à Bohicon, les 28 et 29 novembre, autour du G4 (Prd, Psd, Madep,Rb), du G13 et de Force Clé est la preuve que les échéances prochaines seront très serrées. Seulement, au lendemain de ce conclave, les Béninois se sont prononcés soit à travers les émissions interactives initiées par des radios, soit à travers d’autres canaux. Dans leur majorité, ils avancent qu’ils n’ont perçu que haine et jalousie au niveau des G et F. Tour à tour, les leaders des G et F n’ont fait que cracher le venin sur le Président de la République, Boni Yayi, sans une proposition concrète sur la crise économique qui sévit et qui n’épargne aucun pays. Les intervenants pour la plupart ont également reconnu que l’actuel Président de la République Boni Yayi se préoccupe un peu trop de la politique et devrait plus se concentrer sur les questions de développement. De plus, les intervenants ont tous reconnu que les leaders des G et F, à quelques exceptions près, sont mal placés pour s’ériger en donneurs de leçons pour avoir fait pire sous le régime du général Mathieu Kérékou pendant 10ans et plus. Parlant de l’escorte des véhicules d’occasion, les populations ont rappelé que sous l’ancien régime, les milliards de fcfa générés par cette filière tombaient dans les poches d’une minorité qui narguait le peuple, alors que sous Boni Yayi, une partie de l’argent a servi à donner un crédit de 30000 fcfa aux plus démunies des femmes de nos villes et campagnes. Et c’est pour manifester leur raz- le- bol, qu’ils avaient fait un vote sanction en amenant au pouvoir Boni Yayi. Par conséquent, il est indécent qu’ils puissent remettre la « clé » à des gens qui, impitoyables, ont mis à sac pendant 10 ans et plus, le pays. Les critiques ont été formulées également à l’endroit des députés et militants Fcbe qui, actuellement, se font des querelles de coépouses, au moment où leurs adversaires politiques font feu de tout bois pour arracher le pouvoir à Boni Yayi en 2011 et s’enrichir sur le dos du peuple. Au Président Boni Yayi , ils demandent qu’il s’investisse plus pour mener à terme les chantiers ouverts et à l’heure du bilan, chacun saura choisir.