L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Les informations relatives au salaire des membres du cabinet civil du Président du Bénin publiées par le quotidien « le Matinal » dans sa parution du 28-11-08 relèvent de la fiction.
Il s’agit d’une intox dans la mesure où le journal a délibérément omis de préciser que les chiffres publiés sont annuels et non mensuels et qu’ils devraient être amputés de charges. Le salaire mensuel moyen des Conseillers et Chargés de Mission à la Présidence du Bénin ne dépasse guère 400.000 FCFA soit environ 610,0 euros/mois (conformément aux textes en vigueur depuis plusieurs années et qui sont encore d’actualité) et non 5.541.496 FCFA (8.448 euros). Encore que le salaire de beaucoup d’entre eux est nettement en deçà de ce montant et que certains y ont renoncé. Par ailleurs, leur nombre à ce jour est nettement inférieur à ce qu’il était sous le régime précédent.
Quant au Président Boni Yayi, il ne gagne pas plus de 2.300 euros par mois qu’il n’a jamais d’ailleurs perçu. De plus le Président Yayi réside toujours à son domicile privé sans aucun frais pour l’Etat contrairement à ce président béninois qui, il n’y a pas très longtemps, a fait réfectionner royalement sa maison aux frais du contribuable béninois pour ensuite la louer à l’Etat durant tout son mandat.
YAYI Boni n’est donc ni Sarkozy, ni Bush, ni Merkel, ni Prodi, ni Brown, ni Zapatero qui gagnent respectivement 19331, 23000, 23000, 16300, 22500 et 7500 Euros, puisque les spécialistes de l’intox lui ont fixé un salaire qui équivaut à 29 200 € net/mois comme le font croire certains internautes. Il n’est non plus un Emir.
Le Bénin est aujourd’hui malade de ses hommes politiques appartenant, heureusement, à une race en voie de disparition. Ceux-là mêmes qui, depuis les indépendances, ont été à la base des malheurs qui ont arriéré ce beau pays, toujours décidés à ne jamais passer le relais, jusqu’à la tombe. Hélas, il y a encore certains jeunes béninois qui n’ont pas compris que le moment est enfin venu, pour prendre leur destin en mains. Nous devons apprendre à apprécier chaque chose à sa juste valeur et ne pas manquer les grands rende-vous de l’histoire de notre cher pays.
A chacun d’apporter sa pierre à l’édifice pour sauver cette nation pour laquelle la mafia locale manifeste un appétit particulier, fatiguée, depuis deux ans, à se lécher les babines, sans véritablement être en mesure de se mettre quelque chose sous la dent.