L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
«Trois femmes décèdent tous les deux jours des suites des violences exercées sur elles par leurs conjoints » au Bénin. Cette statistique avancée par la vice-coordonnatrice du Réseau Wildaf-Bénin, Mme Houenassou situe sur les difficultés qu’endurent les femmes du fait de leurs relations avec les hommes.
Cette situation au plan national révèle aussi le traitement dont sont victimes les femmes au plan continental et mondial. C’est pourquoi, l’Organisation des Nations Unies a institué depuis 10 ans une quinzaine qui porte sur la lutte contre les violences faites aux femmes.
Cette quinzaine qui commence le 25 Novembre, journée retenue pour lutter contre les violences faites aux femmes prend fin le 10 décembre, date de commémoration des Droits de l’Homme. Plusieurs textes au plan mondial condamnent cette pratique qui fait craindre le pire quant à la situation de la femme. Pour Mme Alapini qui a donné une des deux communications, le Bénin a ratifié le Protocole de Maputo le 25 Novembre 2005, relatif aux Droits de la femme en Afrique. Notre pays est également partie prenante dans la Déclaration solennelle sur l’égalité entre l’homme et la femme.
Les violences exercées sur les femmes sont relatives aux coups et blessures, à l’arrachage des cheveux, aux morsures, aux brûlures, aux abus sexuels qui se traduisent par le viol individuel et collectif, à l’inceste, au harcèlement sexuel en milieu scolaire et professionnel.
Pour le représentant du ministre de la Famille et de la solidarité nationale, les pratiques traditionnelles à l’égard de la femme sont encore vivaces et ancrées au Bénin. Les femmes qui représentent 51,5% sont victimes des discriminations au niveau de la famille et de la communauté. C’est pour lutter contre ces discriminations que le gouvernement a élaboré un dispositif qui selon lui, se traduit à travers la Constitution béninoise, le Code des personnes et de la famille et la finalisation de la politique du genre. « Il ne s’agit pas d’une question de justice sociale mais d’une question d’égalité » a conclu la représentant du ministre de la famille et de la solidarité.
Valère D. MEDEGNONWA