L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le nouveau ministre des petites et moyennes entreprises, Léandre Houaga, a effectué, mardi dernier, une visite de prise de contact à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Objectif : mieux connaître l’institution consulaire et recenser les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques, principaux producteurs de richesses.
Par : Serge-David ZOUEME
Aux grands maux, les grands remèdes. Le ministre, en initiant cette rencontre, a voulu écouter de vive voix les opérateurs et promoteurs économiques afin de poser un diagnostic clair des problèmes qui affectent le secteur privé béninois. Avant de se livrer à cet exercice, il a d’abord pris le temps de mieux connaître l’institution consulaire qu’est la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. A cet effet, le trésorier général de la Ccib, Apollinaire Tingbo, qui représentait pour la circonstance le président Ataou Soufiano, a présenté de la maison des élus de la communauté économique et des affaires au nouveau ministre.
La Ccib, en termes de visibilité, est un établissement public, placé sous la tutelle du ministère chargé du commerce et qui jouit de la responsabilité civile et de l’autonomie financière. Sa circonscription couvre l’ensemble du territoire national avec son siège à Cotonou et ses délégations départementales implantées à Porto-Novo, Abomey, Lokossa, Parakou et Natitingou. Cette institution consulaire, première structure du secteur privé, est gérée par des élus organisés au sein d’une Assemblée consulaire composée de 97 membres élus au suffrage universel. Cette assemblée, selon le conférencier, est dirigée depuis novembre 2003 par le président Ataou Soufiano.
Après cette présentation sommaire de la chambre consulaire, les opérateurs économiques présents à cette séance ont exposé au ministre leurs préoccupations. Suarez da Costa préoccupé par l’embarras du déguerpissement de son entreprise sur l’axe Godomey-Calavi, dans le cadre de la réhabilitation de ladite voie, s’est demandé ce que pourrait faire le gouvernement, en l’occurrence le ministre, pour le soulager au vu de son investissement. Léonard Kèdoté, en faisant le point de la situation économique extravertie du Bénin, s’est demandé si les entreprises béninoises pouvaient survivre à cette crise financière.
D’autres préoccupations non moins importantes ont été exposées par les participants. Face à tout ceci, le ministre Léandre Houaga s’est dit disponible à tout moment pour être le porte-parole du secteur privé auprès de la première autorité de l’Etat et aider les opérateurs économiques à surmonter les difficultés qui freinent leur élan. A cet effet, il les invite déjà au Forum économique que projette le gouvernement pour le mois prochain à Cotonou.