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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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Le président de la Fneb à propos des foyers de tension à l’Uac : « Non, il n’y a pas de décrets qui fixent ces frais. Chaque doyen fait selon sa convenance et son humeur »

Le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin a été approché au lendemain de leurs différentes rencontres avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Iréné Quenum à l’occasion a fait la lumière sur les six points discutés et obtenus les vendredis 31 octobre et 7 novembre dernier par sa formation syndicale.

Option Infos : En tant que président de la Fneb, vous avez été reçus les vendredis 31 octobre et 7 novembre 2008 par le tout nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. De quoi aviez vous échangé avec le ministre.

Irénée Quenum : Les deux rencontres ont porté sur les sept points indiciaires de vos revendications. Il faut noter que la première rencontre avec le ministre François Abiola a accouché d’une souris. Il nous a fallu une seconde assise pour que autorités du ministère et administration du campus universitaires publiques donnent satisfaction à nos points.

Option Infos :De sortie de la dernière audience nous avons appris par presse interposée que vous êtes revenus sur votre motion de grève du lundi 3 novembre. Dites nous qu’est ce qui s’est passé au cabinet d u ministre pour que vous changez d’avis ?

Irénée Quenum : En effet, cette séance avec le nouveau ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’a pas pu décanter la situation et il a fallu une seconde séance avec les cades de ce ministère, le directeur des bourses et secours universitaire et les responsables étudiants le vendredi dernier pour que des décisions en vue de la satisfaction de nos points indiciaires soient prises. Il faut noter qu’à l’origine de notre grève, il y a la procédure d’étude des dossiers d’inscription que nous jugeons trop long.

Option Infos : que reprochez vous à cette procédure ? On reproche la concentration de la délivrance des fiches de pré inscription au rectorat annexe, la disponibilité des enveloppes de double inscription dans les autres centres universitaires à savoir Lokossa Porto-Novo et Cotonou. Dans ce volet, il faut rappeler l’escroquerie orchestrée par les infirmiers de la Faculté des Sciences de la Santé (Fss) lors des visites médicales et la délivrance des attestations de succès qui posent assez de problèmes. Pour les nouveaux bacheliers, les numéros matricules il faudrait un mois avant de l’obtenir.

Voila les points que nous fustigeons dans le temps. Mais fort heureusement, la procédure d’inscription a été revue et la fiche de pré inscription autrefois concentrée au rectorat annexe est décentralisée et est envoyée au niveau de chaque école, institut et faculté. Les enveloppes doubles inscriptions sont disponibles surtout les campus universitaires. C’est-à-dire des camarades des campus universitaire de Lokossa, de Porto-Novo ne se verront plus dans l’obligation de venir à Abomey-Calavi pour les enveloppes de double inscription.

Le cas des nouveaux bacheliers pour les numéros matricules est aussi réglé. Ceux la ne se verront plus dans l’obligation de s’aligner sous le chaud soleil et ce durant des semaines, ils iront simplement consulter le tableau d’affichage pour avoir ce numéro. Il faut donc noter que la procédure a été revue et complètement décentralisée pour réduire la peine des étudiants. Par ailleurs nous avons obtenu la suppression des faux frais. Ces frais que les étudiants payent avant l’inscription. Il s’agit des frais d’inscription pédagogique, les soit disant frais d’entretient dans nos écoles et d’autres frais.

Option Infos : pourquoi qualifiez-vous ces frais de faux ?

Irénée Quenum :Nous les appelons ainsi parce que nous estimons que ces frais sont compris déjà dans ceux d’inscription. Mais au niveau de chaque département concernant l’attestation de succès, nous constatons que chaque doyen fixe le frais selon sa convenance et son humeur. Cela varie de 500Fcfa à 3000Fcfa. Nous sommes d’accord que les droits d’inscription sont fixés à 15 000Fcfa ; mais si ces frais viennent se greffés à ces 15 000Fcfa, nous ne savons pas ce à quoi ces frais se servent.

Option Infos : avez-vous vérifiez s’il n’y pas d’arrêté ou de décret rectoral qui fixe ses frais ?

Irénée Quenum :Non, il n’y a pas de décrets qui fixent ces frais. Chaque doyen fait selon sa convenance et son humeur. Actuellement, ils ont été purement et simplement supprimés. Des notes de services sont déjà sorties pour mettre un terme à cette pagaille au sein des facultés, écoles ou instituts. A l’heure actuelle, les étudiants pourront prendre leur attestation à zéro franc.

Il faut remarquer qu’au niveau des frais d’enregistrement autrefois proposés par le vice-recteur chargé des affaires académiques et de l’insertion professionnelle, nous avons 200 Fcfa pour les inscriptions simples et 250 Fcfa pour les doubles inscriptions ont été également supprimés. L’autre point c’est la non ammonisation des frais d’inscription au niveau des étudiants non boursiers et à titre payant qui devraient normalement payer 100 000Fcfa pour frais de formation. Mais depuis deux ans la direction de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) leur prenait 200 000 Fcfa.

Normalement c’est 215 000Fca dont 15 000 Fcfa comme frais habituel d’inscription. Comme je le disait tantôt, la gratuité est effectif dans les universités pour le compte de la rentrée 2008-2009, les 15 000 Fcfa ne sont donc plus à payer pour les nouveaux étudiants. Donc c’est pourquoi nous parlons de 200 000 Fcfa. Ceux donc vont payer seulement 100 000Fcfa. Il déjà une note de service qui formalise cela.

Option Infos : pensez-vous que les notes de service sont suffisantes pour rétablir l’égalité au niveau des inscriptions ?

Irénée Quenum :Les textes existent et l’ont fixé. C’est le directeur de l’Epac qui ne voulait pas les mettre en application. Comme je vous l’ai dit, chaque responsable agit selon son humeur ou sa convenance. Maintenant, fort est donnée à la loi et le directeur s’est retrouvé dans l’obligation de respecter les textes. Désormais donc, les étudiants de l’Epac inscrit à titre payant vont payer 100 000Fcfa comme frais de formation.

Autre point l’inadéquation du calendrier académique. Pour cette rentrée académique, le calendrier a été réaménagé et tiendra compte des réalités de chaque faculté, école et institut. Ceci dans le respect des 15 semaines que nécessite les normes du système Lmd (Licence, Master et Doctorat). L’autre point concerne les camarades du centre universitaire de Porto-Novo.

Il faut noter que l’Ecole normale supérieur ne voulant pas fait de recrutement cette année, les camarades pourront vivre encore, une année académique dans ces résidences. Mais nous gardons un œil attentif sur cette situation.

 

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