L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le dialogue entre le secteur privé et celui public est désormais formel. Le ministère de l’Economie et des Finances a sorti le lundi 27 octobre dernier l’arrêté qui rétablit le pont entre opérateurs économiques et le gouvernement.
C’est le fruit de plusieurs années de lutte des opérateurs économiques notamment de leur institution consulaire, a informé le cabinet du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.
« Arrêté n° 3177/Mef/Dc/Cetaf/Sp portant création du cadre de concertation entre le ministère de l’Economie et des Finances (Mef) et le secteur privé ». C’est par cet arrêté que le gouvernement par le truchement de son ministère des finances rétablit le pont entre le secteur privé et lui. Cinq associations et regroupements des opérateurs économiques sont concernés. Il s’agit de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin), le Conseil des investisseurs privées du Bénin (Cipb), l’Association de développement des exportations (Adex) enfin l’Association des femmes d’affaire et chefs d’entreprises du Bénin (Afaceb).
Le document est en huit articles et c’est le 4ème qui fixe le nombre d’associations invitées à la table de négociation sur les réelles motivations ou les difficultés du secteur privé. C’est le 6ème article de l’arrêté qui définit la composition du bureau du cadre de concertation. Sur les cinq membres, le gouvernement s’est taillé la part du lion avec trois fauteuils à savoir la présidence, la vice-présidence et le 2ème rapporteur. Quant au cinq associations du secteur privé, elles devront se contentées du portefeuille de la 2ème vice présidence et celui du 1er rapporteur.
Cet acte normatif vise à renforcer un dialogue permanent et utile entre le Mef (y compris les structures techniques et le Cabinet) et le Secteur Privé. La prise de cet arrêté est prévu par la « Plateforme des propositions fiscales du Secteur Privé », ainsi que par le plaidoyer « Un nouveau départ fiscal pour le Bénin », élaborés par le Secteur Privé béninois.
Les représentants du Secteur Privé ont exprimé leur satisfaction pour la sensibilité démontrée par les autorités publiques, et soulignent que le dialogue Public-Privé revêt un caractère fondamental pour le renforcement et la dynamisation du Secteur Privé, en vue de l’élaboration et de la mise en place d’une « fiscalité de développement » au Bénin, et ce à la lumière des « Orientations Stratégiques de Développement du Bénin, 2006-2011 » définies par le Gouvernement.
Ce dialogue est indispensable au succès des politiques de mise en œuvre, car les échanges de vues avec les opérateurs économiques permettent aux autorités publiques de mieux comprendre leurs préoccupations, leurs difficultés et leurs attentes, et d’en tenir compte lors de l’élaboration de tout acte de nature normative.
Il va de soi que le Secteur Privé se montrera également mieux disposé à accepter et à appliquer toute règle et loi, s’il a été associé à leur élaboration, conclu le cabinet présidentiel de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin.
Casimir Kpédjo