L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Au nombre des décisions issues du dernier conseil des ministres figure la création de l’Institut de la femme. Après la polémique suscitée par la faible représentativité des femmes dans le dernier gouvernement du Dr Boni Yayi, cette décision prise par le chef de l’Etat, constitue à n’en point douter sa réponse à cette récurrente polémique autour de la question de la promotion de la femme.
En effet, depuis de longue années, la question de la promotion de la femme par les gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays a été souvent lue à travers les nominations qui sont faites au sein de la gent féminine.
Alors, rien de plus normal si ce sempiternel refrain sur la faible représentativité des femmes au sein du gouvernement du changement ait refait surface à la faveur du dernier remaniement ministériel. Seulement voilà ! Il a été démontré qu’en 48 ans d’indépendance, la nomination de quelques femmes instruites à des postes de responsabilité n’a jamais réglé la question de la promotion de la femme.
Bien au contraire ! Puisque la situation de la grande majorité des femmes béninoises, rurales et analphabètes n’a pas connu une évolution sensible. Ainsi, après avoir laissé le débat se faire et observé les réactions de part et d’autre, le président Boni Yayi a décidé comme à son habitude d’apporter une réponse juste, durable et équitable à tout ce charivari autour de la question de la promotion de la femme.
C’est dire que l’Institut de la femme sera le véritable creuset au sein duquel les problèmes liés à la femme, son éducation, sa protection sanitaire et sociale, son insertion et sa promotion sociale, de même que sa participation à la gestion des affaires de la cité seront débattues et des solutions idoines trouvées et mises en application.
En somme, en décidant de la création de cet institut, le président Boni Yayi entend désormais donner l’opportunité à la femme béninoise de s’occuper elle-même de son rayonnement au sein des différentes couches sociales de la population.
Et cela, l’on ne peut que le saluer.
Crépin BOSSOU