L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Après les tergiversations et autres tractations qui ont conduit à la mise en place de la Commission d’enquête qui doit contrôler la gestion du Président Mathurin Nago, on se demande la prochaine étape des manœuvres pour compliquer la situation à l’Assemblée nationale.
Quel sera le point de chute des nombreuses tractations qui ont actuellement cours à l’Assemblée nationale ?
Que seraient encore en train de mijoter les honorables députés de la cinquième législature et quelle sera la prochaine surprise qu’ils réservent pour le peuple ? Ces questionnements reviennent sur toutes les lèvres et préoccupent au plus haut niveau les populations qui ont suivi avec attention les derniers développements de l’actualité parlementaire. Longtemps voulue par le front anti-cauris, l’installation de la Commission d’enquête a finalement été chose réelle.
Mais cette équipe de neuf membres que contrôlent les députés de l’opposition va rendre son rapport après une trentaine de jours de travaux. Ce n’est qu’après cette étape que la question reviendra en plénière où la phase décisive de la destitution sera abordée. L’article 23 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule que l’Assemblée nationale peut demander la démission du Président à la majorité des deux tiers de ses membres.
Ce qui signifie qu’il faut l’accord de 55 députés. Actuellement, avec les dernières transhumances, il y a une instabilité au point où il est difficile de dire qu’un groupe détient la majorité confortable. Aux dernières nouvelles, on apprend que le caractère secret du vote de destitution est la garantie sur laquelle compte bien le camp de la mouvance pour débaucher des députés mouvanciers afin d’assouvir leur soif politique.
Autrement dit, les G et Force clé comptent beaucoup avec le manque de conviction de certains députés Fcbe qui seraient prêts à faire leur jeu.
Tout cela pour quoi ?
On se demande ce qui sous-tend réellement ces agissements si ce n’est la sauvegarde d’intérêts personnels. La destitution de Mathurin Nago pourrait-elle en réalité un changement notable dans la vie des populations ? Tout se passe tout comme si les députés anti-cauris détiennent une baguette magique pour transformer la vie des paisibles populations dont ils sont les représentants.
En analysant bien la stratégie des députés opposants, on comprend que les vraies des mécontentements sont ailleurs et on a du mal à les évoquer de façon directe. Sinon, quand on compare la gestion du régime actuel à celle des régimes passés, on constate aisément que des avancées notables ont été notées dans le mode de gestion, la réalisation d’infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est une véritable évidence qui saute à l’œil et qui constitue des éléments d’appréciation dont disposent les populations. La guéguerre qui dure donc depuis des mois au Parlement et qui constipe d’ailleurs les populations devrait normalement être sous-tendue par des raisons objectives prouvées.
Certes, des erreurs caractérisent également la gestion du pouvoir actuel mais la synergie des efforts pour l’amélioration des choses devrait être le cheval de bataille des députés. Il n’est pas dit que la quasi-totalité des politiciens doivent s’aligner aveuglément derrière le Chef de l’Etat mais les critiques et autres formes d’opposition doivent être teintées d’objectivité. C’est à coup ce qu’il faut également pour une démocratie qui se veut vitale et dynamique.
Cécil Ahouélété ADJEVI