L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Le vendredi dernier, les députés se sont retrouvés en plénière pour examiner le rapport de la commission des lois sur la mise sur pied de la commission de contrôle de la gestion du président Mathurin Nago.
Contrôle de la gestion du président de l’Assemblée nationale : La commission d’enquête installée ce jour
Mais jusqu’à 3h du matin, les deux camps en présence ne sont pas entendus sur la manière de mettre sur pied cette commission.
Les débats s’enlisent toujours à l’Assemblée nationale à propos de la mise sur pied de la commission de contrôle de la gestion du président Mathurin Nago. Le vendredi passé et jusqu’à 3h du matin du samedi, les députés constituant le bloc des "G" et ceux du groupe Fcbe n’ont pas pu accorder leur violon sur la procédure à adopter.
Pendant que ceux du G4, G13 et Force clé affirment qu’ils ont le droit, selon les textes, de modifier la manière de constituer la commission de contrôle, leurs collègues des Fcbe demandent qu’il faut s’en tenir à ce que la commission des lois a proposé dans son rapport. En effet, selon le rapport de la commission des lois, la commission en question doit comprendre un membre par groupe parlementaire. Ce qui, selon l’actuelle configuration politique, fera 4 pour les "G" et 4 pour les Fcbe.
Mais, ayant compris qu’ils seront bloqués par les Fcbe, les "G" ont changé de stratégie. Comme le groupe « Sursaut patriotique » est dissout du fait du départ de Eloi Aho, les députés Force clé se sont apparentés au groupe "G13" et Sacca Fikara, Antoine N’Da, Houdé Valentin ont simplement rejoint leur groupe. Avec cela, le G13 se retrouve avec 16 députés.
Au cours de la plénière, Epiphane Quenum a demandé que le rapport de la commission soit modifié en ce qui concerne la composition de la commission de contrôle. Pour lui, il faut tenir compte désormais du nombre de députés de chaque groupe parlementaire pour constituer la commission. C’est là où le débat s’est enlisé, car les députés Fcbe n’ont pas accepté cet amendement de leurs collègues. Les débats ne permettant pas aux deux camps de s’entendre, sur proposition de Célestine Adjanonhoun, le président Nago a dû suspendre la séance.
Elle sera reprise ce jour qui est le dernier de la présente session extraordinaire. Il faut préciser que le président Nago a exprimé son souci de voir ce dossier allé à son terme afin que la tension baisse à l’Assemblée nationale.
Justin GBEMENOU
Contrôle de la gestion du président de l’Assemblée nationale : La commission d’enquête installée ce jour
Les députés de la cinquième législature se retrouvent ce jour, lundi 27 octobre 2008, à 10 heures, pour mettre en place la commission d’enquête chargée d’examiner la gestion du président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago.
Vendredi dernier, les travaux se sont achevés tard dans la nuit, au-delà de 2 heures du matin, sans que les députés des deux blocs politiques en présence n’arrivent à accorder leurs violons sur la composition de cette commission d’enquête dont la constitution a été demandée depuis 6 mois par 44 députés. La clé de répartition et surtout le contrôle de cette commission reste les points d’achoppement.
Avec la démission du député Eloi Aho du groupe parlementaire "Sursaut Patriotique", la mouvance présidentielle et l’opposition non déclarée ont désormais chacune 4 groupes parlementaires. En principe, c’est sur cette base que la commission devrait être mise en place, mais, à la grande surprise, l’honorable député Epiphane Quenum de la Rb et ses collègues de l’opposition ont voulu tromper la vigilance des députés Fcbe et alliés, en souhaitant vivement que cette commission soit installée selon la configuration politique du Parlement et non selon les groupes parlementaires.
C’est donc la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les débats ont été très houleux. Les deux camps ne se sont pas fait de cadeau. Vu l’allure « dangereuse » que prenaient les échanges, l’honorable Célestine Adjanohoun a demandé et obtenu le report de la séance.
« La commission sera installée lundi prochain », a annoncé le président Mathurin Coffi Nago. Vivement que tout se passe très bien pour que la nouvelle session parlementaire qui s’ouvre demain puisse démarrer dans une bonne ambiance.
Léonce HOUNGBADJI