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L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs

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BOURSE – CRISE FINANCIERE – ECONOMIE : De Tokyo à Wall Street, fébrilité sur les places financières

 La pente est toujours savonneuse pour les marchés financiers : Wall Street était dans le rouge, jeudi, juste après l'ouverture, chutant de 0,58 %. Les places asiatiques et européennes ont, elles aussi, connu une journée difficile.

Les marchés boursiers broient à nouveau du noir, ce jeudi, malgré l'annonce de nouvelles baisses de taux d'intérêt et d'autres mesures de soutien visant à éviter une récession au niveau mondial.


La Bourse de New York, dont les cotations ont débuté à 15h30 (heure de Paris – GMT +2), a ouvert en très légère hausse avant de passer dans le rouge dans un marché qui reste pessimiste pour ses entreprises alors que l'économie se détériore : le Dow Jones perdait 1,31 % et le Nasdaq 1,48 %.

 

 Plus tôt dans la journée, les Bourses asiatiques dévissaient et les places européennes poursuivaient leur glissade après une tentative de rebond à l'ouverture.

 

A la mi-journée, l'indice CAC 40 perdait plus de 3 % et l'indice européen Eurofirst300 2,6 %, tandis que les contrats à terme laissaient entrevoir une ouverture en baisse à Wall Street. L'indice des bancaires européennes perd plus de 3%.

 

A Tokyo, principale place financière en Asie, l’indice Nikkei a clôturé en baisse de 2,46 %. A mi-séance, la dégringolade avait atteint jusqu'à 7,59 %, son plus bas niveau depuis cinq ans.


Les autres marchés asiatiques ont affiché des indicateurs inégaux. Séoul et Hong Kong ont chuté respectivement de 7,5 % et 3,6 %. A quelques heures de la clôture, Bombay perdait 3,13 %, Shanghaï 1,07 % et Singapour 2,35 %.

 

Mauvaises nouvelles en perspective


Ce vent de panique généralisé des Bourses asiatiques est lié aux craintes de récession mondiale. Le ralentissement attendu aux Etats-Unis et en Europe est pris très au sérieux en Asie, où les économies misent en grande partie sur leurs exportations.


Ainsi, l'excédent commercial japonais a chuté de 94 % en septembre pour revenir à 95,11 milliards de yens (760 millions d'euros). Les exportations japonaises vers les Etats-Unis ont chuté de 10,9 % en septembre, leur 13e mois de baisse.


Autre pays exportateur, l'Allemagne a connu une stagnation économique au troisième trimestre et cette tendance risque de se poursuivre en 2009 en dépit de l'impact limité qu'a eu la crise jusqu'à présent, selon un rapport du ministère allemand des Finances.


La semaine dernière, Berlin a abaissé sa prévision de croissance pour 2009 à 0,2 %.

  

L’inquiétude avant les résultats


Les grandes sociétés cotées, elles, multiplient les avertissements sur leurs perspectives de résultats. Saint-Gobain a annoncé être "légèrement en-dessous" de ses objectifs 2008 et Air France-KLM pourrait décider de ne pas augmenter son offre de sièges en 2009 et en 2010.

 

Plusieurs entreprises envisagent des réductions d'investissement comme Arcelor Mittal ou Iberdrola, tandis que Sony a abaissé de 57 % sa prévision de bénéfice d'exploitation 2008.


Les constructeurs automobiles souffrent eux aussi. Daimler a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices pour l'ensemble de l'année, tandis que Fiat a brossé un tableau inquiétant de ses perspectives pour 2009 en estimant que ses bénéfices pourraient chuter de 65 %.


Air Liquide a toutefois confirmé ses prévisions pour 2008 tandis qu'Essilor affiche des ventes supérieures aux attentes.

 

Vers une baisse des taux d’intérêt

 

A défaut de plan de relance coordonné dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait à nouveau baisser le coût du crédit après la baisse coordonnée effectuée en concertation avec les autres grandes banques centrales le 8 octobre, au plus fort de la crise financière.


Selon l'un des membres de son directoire, José Manuel Gonzalez-Paramo, la BCE peut baisser ses taux d'intérêt sans accroître les risques inflationnistes à moyen terme.


La Suède a de nouveau abaissé ses taux - de 50 points de base - et s'est dite prête à poursuivre dans cette voie. Quelques heures auparavant, la Nouvelle-Zélande avait baissé les siens d'un point - un record - à 6,5 %. Il s'agit de la troisième baisse depuis le mois de juillet malgré une inflation de 5,1 %, au plus haut depuis 18 ans.

 
La Corée du Sud a averti que son économie donnait des signes d'une grande faiblesse et annoncé de nouvelles mesures, notamment en faveur des petites entreprises, qui représentent la majorité des emplois dans le pays.

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