L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
C’est à l’unanimité que les députés ont voté leur budget de fonctionnement pour l’année 2009 dans la nuit de mardi. La septième session extraordinaire de l’Assemblée Nationale a pris fin avec cette décision (58 voix pour, 0 contre, 0 abstention) qui dote la représentation nationale d’un budget en augmentation de près d’un milliard de francs. Il est à souhaiter que nos honorables députés mettent davantage de cœur à l’ouvrage pour une prochaine année parlementaire riche en actions favorables au développement de notre pays.
Par : Hermann Dimitri Adankpo
Après deux suspensions et quelques amendements, les députés de la cinquième législature ont tous validé la proposition de budget de l’Assemblée Nationale exercice 2009. Le montant s’élève à 8 197 996 376. Soit une augmentation de 771 640 964 FCFA par rapport au budget de l’année 2008. Cette augmentation n’a pas respecté la lettre de cadrage du ministre de l’Economie et des Finances Soulé Mana Lawani, son et tout le monde retient le souffle quant à la réaction du gouvernement. Les mauvaises langues affirment déjà que si le gouvernement oppose une fin de non recevoir, la réplique viendra au moment de l’examen du budget général de l’Etat. Dans la même nuit du mardi 30 septembre 2008, les honorables députés ont aussi ratifié le décret du dix neuf février 2008 signé entre la République du Bénin et la Banque d’Investissement et du Développement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Cette ratification permettra d’électrifier 58 localités du Bénin. Il était donc difficile aux députés de ne pas permettre la réalisation d’un tel projet. Les tiraillements entre le gouvernement et l’Assemblée Nationale au sujet de la ratification du financement arabe de la lutte contre l’érosion côtière et la dénonciation du comportement des députés par le peuple ont certainement fait école. Le coût du projet d’électrification est de 7900 millions. Il faut noter que pour en arriver là, les honorables députés ont dû revoir leurs ambitions à la baisse.
Avant le vote du budget
Avant d’arriver au consensus deux camps se sont affrontés sur les primes de gestion et les frais de représentation créés par les deux questeurs de l’Assemblée Nationale qui ont créé un surplus de Ces cinquante millions. Célestine Adjanohoun, Grégoire Laourou et Janvier Yahouédéhou des Forces Cauris pour un Bénin Emergent ont fermement dénoncé les augmentations en avançant comme argument le respect de l’orthodoxie budgétaire .Ceux de l’opposition en occurrence Lazare Sêhoueto et surtout Cyriaque Domingo soutiennent que les rubriques destinées au carburant et les entretiens de véhicules sont valables. Au finish, les frais de représentation sont passés de trente millions à dix millions pour satisfaire les uns et les autres. Le Président Mathurin Nago a su éviter le bras de fer de justesse.