L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
La 7ème session extraordinaire convoquée par le président de l’Assemblée Nationale n’a pas pu s’ouvrir lundi dernier au palais des gouverneurs à Porto- novo, faute de quorum. Les députés se retrouvent en principe ce matin après le report de 72 heures décidé par le président Mathurin Nago conformément aux dispositions règlementairesLundi dernier la session extraordinaire n’a pu se tenir parce que la majorité des députés n’était pas dans la salle lorsque le président de l’Assemblée nationale, après avoir attendu pendant un long moment, s’est décidé à faire l’appel des députés présents et à ouvrir la plénière. Ayant alors constaté l’absence de la plupart des députés du G4, G13 et Force clé, et pris acte du manque de quorum il a du reporter la session de 72 heures. Les arguments avancés par les députés absents au moment de l’appel est qu’ils étaient en concertation et qu’ils ne comprenaient pas qu’on ait ajourné la session prétextant du manque de quorum. Sur les raisons de cette absence lors de l’ouverture, les points de vue ont divergé quand on passe des députés Fcbe et à ceux de la coalition G4, G13 et Force clé. Dans l’ensemble, il y a eu certainement des malentendus. Mais c’est à l’ouverture de ce jour qu’on pourrait dire si effectivement il y a eu méprise de part et d’autre sur les intentions de l’un ou l’autre camp. Cette session devra s’occuper de l’étude du budget de l’Assemblée nationale pour l’exercice 2009.
Toutefois, l’atmosphère politique n’étant pas encore totalement détendue et vu l’énervement provoqué par l’intervention de Adrien Ahanhanzo-Glèlè qui avait provoqué la colère des députés Issa Salifou et Rachidi Gbadamassi, ajouté à la correspondance du président Nago aux questeurs leur demandant de revoir à la baisse l’accroissement du budget, on peut douter que l’ambiance ou les prédispositions des députés mécontents soient de nature à favoriser un retour à la normale. Cependant, à la séance d’aujourd’hui qui se tient trois jours après la première, le règlement intérieur ne prévoit pas l’exigence de quorum. Dès lors, la probabilité est forte qu’ils soient présents à l’hémicycle pour se prononcer sur l’ordre du jour, notamment l’étude du budget. Cette séance est du reste décisive pour savoir si les positions se sont assouplies ou vont se radicaliser ; attitude dont dépend l’issue de l’examen des points inscrits à l’ordre du jour.
Auteur(s) / source : Léon BRATHIER