L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs
Depuis son avènement au pouvoir, le Président Boni Yayi n’a toujours eu que pour préoccupation majeure, de voir s’améliorer les conditions d’existence, de vie et de travail des populations dont il a la charge de gouverner. Cela est d’autant plus justifié que dès le lendemain du jour de sa prestation de serment le 6 Avril 2006, il s’est immédiatement mis à la tâche.
Son souci d’aller très vite afin que ses populations, qu’elles soient du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, connaissent une vie heureuse l’a conduit à investir, non seulement dans l’agriculture pour la relance de la production cotonnière, mais aussi dans les produits pétroliers et encore dans d’énormes chantiers de constructions des voies et autres infrastructures. Nous n’en tenons pour preuve que l’image actuelle que nous offre Cotonou, la capitale économique après un peu plus de deux ans du mandat du président. Et comme si les problèmes n’attendaient que son arrivée au pouvoir pour se révéler à la nation béninoise (puisque ayant certainement vu en lui celui là même qui réussit le pari d’y apporter des solutions), certains d’entre eux qui auraient pu retarder leur manifestation ont préféré faire surface de si tôt. Nous pouvons d’ailleurs à cet effet évoqué la question de la crise alimentaire que traverse la quasi-totalité des pays du monde entier.
En effet La flambée des prix des matières agricoles de base a affecté l'ensemble de la population mondiale. Si elle ne pose essentiellement dans les pays développés qu'une question de pouvoir d’achat, ses conséquences sont plus graves dans les pays en voie de développement. La FAO a dressé une liste de 37 pays touchés et « requérant une aide extérieure »[.]
De nombreux pays d'Asie et d'Afrique, et plus particulièrement le Burkina Faso, le Cameroun, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, et le Maroc ont connu des manifestations ou des scènes d'émeutes à la fin de l'année 2007 et au début de l'année 2008 liées au renchérissement des denrées alimentaires de base. D'autres pays qui ont connu des émeutes liées à l'alimentation ou des émeutes semblables : Mexique, Bolivie, Yémen, l'Ouzbékistan, le Bangladesh, le Pakistan, le Sri Lanka, et l'Afrique du Sud.
Au Bénin par contre, il n’a guère été question d’une quelconque insurrection. En effet la maturité des populations et la communication faite sur le sujet par le gouvernement pour mieux le leurs expliqué a anéanti une interprétation erronée qu’elles pouvaient avoir du problème ou recevoir de personnes mal intentionnées. Mieux, l’assistance portée aux populations par l’entremise de l’ONASA qui a vendu la mesure du maïs à un prix très bas a largement contribué à résoudre ce problème de cherté des produits. La même structure poursuit toujours cette mission à travers la mise sur pieds de boutiques témoins dans toutes les 77 communes que compte le Bénin pour faciliter l'accès des populations les plus vulnérables aux produits de grande consommation. Aussi permettront-elles de contribuer à augmenter l'offre locale, à rendre disponibles et accessibles à des prix référentiels, les produits de grande consommation notamment le maïs, le riz, le ciment et les engrais spécifiques pour les cultures vivrières. Ces boutiques, dont la mise en place a coûté au budget national quelque 1,800 milliard de FCFA, serviront également de comptoirs commerciaux pour la collecte par l'ONASA des produits de récolte des populations.
Outre la création de ces boutiques, les autorités béninoises ont également créé une commission nationale ad hoc de gestion de la cherté de la vie en vue de faire face à la longue durée de la crise que prévoient différentes analyses.
Cette commission chargée de missions de suivi, de contrôle et de veille au sujet des différents aspects de la cherté de la vie, est appelée à faire conséquemment au gouvernement des propositions relatives à la politique des prix, à l'organisation efficiente de la distribution des produits de première nécessité et à leur approvisionnement correct à travers tout le territoire national.