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De notre envoyé spécial au Caire
Est-ce à cela que ressemble la révolution? En ce dimanche 30 janvier après-midi, les rues du Caire sont désespérément vides. C'est normalement le début de la semaine dans la capitale égyptienne, mais tous les magasins sont fermés, et le trafic, normalement frénétique, est réduit à quelques voitures, au compte-gouttes. Des commerçants du centre-ville badigeonnent à la hâte leur vitrine de peinture blanche, dans l'espoir de masquer le contenu de leur boutique à d'éventuels pillards. D'autres scotchent des cartons dans le même but un peu dérisoire.

À une poignée d'intersections, des hommes font semblant de réguler le trafic de quelques véhicules occasionnels. À l'entrée de certaines ruelles, d'autres sont assis avec des bâtons entre les jambes, là encore dans le but de protéger leur quartier des voleurs. Mais y en a-t-il vraiment? Dans le centre du Caire, où se sont déroulées le plus gros des manifestations de ces derniers jours, il n'y a guère que quelques véhicules de police calcinés pour témoigner de la violence des affrontements. Sinon, pas de vitres brisées, pas de voitures endommagées, pas de bâtiments brûlés, à l'exception du siège du Parti national démocratique, le parti omnipotent du président Hosni Moubarak, qui continue encore de fumer près de 48 heures après son incendie.

Il faut aller sur la grande place Tahrir pour découvrir de l'animation. Là, à l'approche du couvre-feu, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés pour le sixième jour consécutif. À un bout de l'esplanade, un groupe stationne en face des tanks rutilants de l'armée et discute avec les soldats, à l'autre bout un autre groupe scande des slogans appelant au départ de Moubarak. Entre les deux, un va-et-vient constant. Beaucoup brandissent des pancartes rédigées à la main, quelques-uns, plus rares, ont imprimé un message sur une feuille au format A4. Une jeune homme, solitaire, perché sur un muret, tient un bout de papier avec un seul mot écrit dessus : «Pars». Beaucoup brandissent un drapeau égyptien ou se sont drapés dedans. Comme en Tunisie, la révolte s'approprie les symboles nationaux, manière de dire que les gouvernants qui les utilisaient jusqu'ici à tort et à travers n'en sont plus dignes.

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